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Un mouillage, voire une lente dérive au gré d’un faible courant ou d’un vent tout juste perceptible, sont des instants privilégiés pour la pêche à soutenir ; C’est une pêche côtière qui se pratique entre cinq et quinze mètres de profondeur, et il s’agit de présenter avec une ligne plombée, un appât naturel pour mettre en appétit les hôtes des fonds marins susceptibles d’améliorer notre ordinaire.
Les dorades en ligne de mire.
Active ou passive, la pêche à soutenir est modulable à souhait :
Montage et appâts
Deux montages sont préconisés et détaillés selon les schémas joints :

Plomb olive coulissant de 40 à 60 grammes, hameçon numéro 4, pour les fonds sablonneux.
Vers durs enfilés avec une aiguille spéciale, crevettes grises, petits crabes mous, et moules sont des appâts de choix pour les dorades qui depuis une quinzaine de jours offrent de belles pêches par beau temps. Ce n’est pas encore le cas pour les loups, à la traîne ou au jigging, avec de belles bredouilles successives, car la mer tarde à se réchauffer.
Cordialement
Christian
Le jigging ( leçon 2 ) ( note du webmaster: jigging=sautillement en français)
Un leurre maladroitement agité sous la poupe de nos voiliers peut conduire loup, pagre, maquereau, bonite à leur perte, la liste n’étant pas exhaustive, pour vous réserver quelques belles surprises ; C’est le jigging ! Profitez donc de votre inexpérience Sangriamed pour jigger d’une manière décousue, avant que la pratique vous prive de la gaucherie nécessaire à un parcours heurté du leurre. D’ici là vous trouverez quelques bons coins qui compenseront votre nouveau savoir faire.
Les bons coins
Alors que la traîne est relativement passive pour explorer un long chenal de plusieurs miles, au fond pour les eaux froides, et en surface pour les eaux chaudes, le jigging, est un mode de pêche particulièrement actif et sportif, pour faire visiter à un leurre une colonne d’eau , du fond à la surface ; Précisions faites que les poissons que nous recherchons sont rarement partout, mais plus généralement où ils trouvent gîte et couvert, plusieurs prospections systématiques s’imposent : Entrées de port, estuaires, abords des épis par fonds supérieurs à 5 mètres. Ajoutez à cette liste les points GPS des limites des plateaux rocheux et surplombs des épaves ; Mémoriser également les brusques variations du sondeur, les coordonnées des prises et des chasses de poissons en surface, sans oublier de repérer pour une prochaine fois, les filets des pêcheurs et ce coin inconnu où l’insistance d’un pêcheur ne relève pas du hasard.
Comment jigger

Les points répertoriés, une dérive réfléchie, sans voile ni moteur, vous y conduira en toute discrétion, l’action de pêche se limitant, sous réserve d’une profondeur supérieure à 5 mètres, de 100 mètres avant à 100 mètres après les points définis.
J’utilise deux leurres différents suivant la profondeur : Un jig très brillant de 65 grammes, lancé à une dizaine de mètres de l’arrière du bateau dans moins de dix mètres de fond, planera suffisamment pour descendre vers le fond, et une action de pointe de la canne lui permettra de virevolter à la récupération vers la surface. Le modèle de 90 grammes, dans plus de 10mètres de fond y coulera comme un fer à repasser, avant d’être agité comme un pompon au- dessus d’un manège, à tous les niveaux, du fond jusqu’à la surface. Dans les deux cas il convient de persévérer, voire d’insister sur les postes présumés. L’attaque d’un poisson est brutale ; Ferrer énergiquement, mais les lâchés sont possibles lorsque le contact est aléatoire, notamment avec un leurre est en descente.


La pêche à soutenir, plus reposante, sera le sujet du mois prochain avec les dorades en ligne de mire.
Cordialement
Christian
Aux loups et à la traîne matelots ! (leçon 1)

Avec l’hiver bien marqué, les loups crient famine et s’apprêtent à chasser tout ce qui bouge ; Plus que le calendrier, c’est la température de la mer à surveiller : Encore à 16 courant décembre, la mer est actuellement à 12, et les loups attendront les 14 degrés pour se mettre en appétit.
« Le plaisir des jours est dans la matinée » écrivait Malherbes, et cela ne se dément paspour la pêche où il convient de partir tôt. Sorti du port, la traîne est mise à l’eau, et en ce début de saison, avec les eaux froides nous utiliserons un poisson plongeur blanc de 12cm, relié au fil par un émerillon à agrafe ; Le leurre est choisi pour évoluer entre 4 et 5m de profondeur ; Progressivement, nous laisserons filer le leurre loin derrière le bateau : 50m à la voile, 150m au moteur, en traînant entre 3 et 4 nœuds, canne dans son support, les anneaux vers la proue, et assuré par un tendeur au bateau (voir photo) ; Le frein du moulinet est réglé pour rendre un peu du fil à une brusque touche d’un poisson ; Suivre au sondeur la ligne de fond des 5m, en privilégiant les estuaires, les épis et les bords des plateaux rocheux ; Animer le leurre de temps en temps en ramenant, puis relâchant une dizaine de mètres de fil ; Ramener le leurre toute les heures pour s’assurer que des algues n’entravent pas son attrait . Si un loup touche, sortir la canne du support en conservant le fil tendu, ferrer au contact, ramener en douceur et mettre à l’épuisette. Au bout de quatre heures sans poisson, il est temps de casser une bonne croûte avec un bon verre ! C’est bon pour le moral et nécessaire pour l’exercice qui nous attend sur le chemin du retour…..
Il ne s’agit pas moins que de sauver la bredouille ! Vitesse réduite autour de 2 nœuds, la canne de traîne est prise à la main ; Il convient de travailler le leurre en permanence pour le rendre plus attractif : Ramener, relâcher, animer latéralement et verticalement par l’action de pointe de la canne….Repos avec canne assuré dans son support …. .Canne reprise à la main, on recommence, mais on ne tardera pas avoir mal au bras …..Nous avons ainsi ébauché le jigging que je détaillerai le mois prochain.
Patience si vous n’avez pas pris de loup ! On ne fait pêche statistiquement qu’une fois sur trois ; En toutes circonstances, remettre à l’eau les loups de moins de 40cm et limiter votre pêche à 2 poissons en ayant pris soin de mémoriser sur le GPS les lieux de prise pour revenir y prendre les nouveaux locataires.
Cordialement
Christian
Conseils pour la pêche au loup

Il ne vous a pas échappé que les loups ramenés par Michel étaient de taille
modeste (cf. "L'amiral a la pêche" dans la rubrique "Escapades") Effectivement les deux spéciments dépassaient tout juste le kilo, pour
une longueur débordant de peu les 40 centimètres.
Bien que la maille
soit de 25 cm, les pêcheurs remettent généralement à l'eau les loups de moins de
40cm.
En pêchant au lever du jour ou tard le soir, les prises sont plus grosses, à
l'exemple de cette belle pièce de plus de 3Kg500 et approchant 80cms prise à
l'aube en septembre 2009.
Pour celui qui me l'a demandé le fil est de 30 centièmes, ce qui est
relativement fin, les rapalas bleus ou blancs de 12 cm, la vitesse de traîne la
plus irrégulière possible, et il convient de manier les leurres exagérement pas
trés loin du bord ou sur les bordures des plateaux rocheux. La meilleure période
est de la mi septembre à la mi novembre ....
Voilà quelques éléments qui vous permettront de prendre contact avec les bars
en attendant de regrouper une Armada pour me donner courage et m'accompagner en
Corse en juin 2010.
Amicalement à tous
Comment passer une remorque par gros temps
Il y a le lancé mais ce n'est pas évident et comporte pas mal de risque de collision.
Voici une approche originale: préparez la ligne de remorquage d'une bonne longueur et y attacher à son extrémité une défense. Laissez filer sur votre arrière et passer assez près sous le vent du bateau à remorquer. Dès après avoir passé son étrave lofer ce qui va casser votre vitesse et en même temps laisser courir contre sa coque la remorque qu'il devrait pouvoir récupérer avec sa gaffe, c'est gagné. On peut passer au vent puis laisser dériver mais c'est un peu plus compliqué. Je n'ai rien inventé, c'est le commandant ??? (j'ai hélas oublié son nom) qui nous a joliment sorti du pétrin en effectuant cette manœuvre alors que nous avions cassé notre mât au cour d'une régate dans un endroit mal pavé et qui est signalé sur les cartes comme étant le "Rom Pot" ( le pot de crème en néerlandais tout un programme) c'est le résultat de la rencontre entre le courant venant de l'Escaut et celui engendré par les marées importantes dans cette région. Raymond Lecocq
La nature émet toujours des " signes", à nous de savoir les interpréter

Si vous passez entre Narbonne-Plage et Port-La-Nouvelle par un temps calme ou par un léger "Marin", surveillez que sur les premières collines des Corbières vous n'aperceviez pas un train de petits nuages en formation, il s'agirait là de l'annonce éminente d'un coup de Tramontane et vous avez une heure pour serrer la côte, ou rentrer au port si en plus des lenticulaires apparaissent aussi sur les P.O .

La même chose existe pour la brume de "Marin", de petits nuages s'accrochent sur le Massif de la Clape, l'horizon est obscurci par la "barre de Marin ", on ne voit plus le haut de la Clape et au sud de Gruissan se forment les petits nuages figurant sur la photo à gauche (une heure après nous étions dans une brume épaisse), si vous n'avez pas de GPS en état de fonctionner ou si vous ne souhaitez pas passer des moments peu agréables à souffler dans votre corne de brume, regagnez votre port au plus tôt.
Ces deux "signes" météorologiques m'ont été transmis par un vieux marin pêcheur Gruissanais il y a quelques années et m'ont toujours permis, jusqu'a ce jour, d'éviter quelques avatars.
Il y a aussi les vagues, leur taille, le comportement des oiseaux de mer, etc....
Naviguer ce n'est pas qu'avoir de belles voiles, un bateau qui "marche" bien, c'est aussi lire la nature et c'est à mes yeux la partie la plus importante.
Si vous avez aussi quelques " tuyaux " de ce genre n'hésitez pas à les partager en nous les faisant connaître.
Gilbert Corbières.