Nous en rêvions depuis si longtemps,
Entrer avec notre Sangria dans le Vieux Port de Marseille !!!..."
Nous garderons à tout jamais gravées en nous toutes les anecdotes de ce voyage
qui nous a rempli les yeux et le coeur de milles sentiments.
La seule chose que nous puissions dire en cet instant est:
" c' était bien et nous nous sentons libres,
fini de regarder en arrière
passons à la suite..."
Il nous reste toute la Grande Bleue ,
Lorsque nous n' aurons enfin plus de contrainte, ou lorsque nous aurons su et pu les réduires
à peau de chagrin...à nous la Liberté vraie sur la Mare Nostrum."
Introduction
Pour en arriver à ce moment là et à ces photos banales que vous allez pouvoir regarder,
il nous aura fallu patienter longtemps...suite à une promesse que je m' étais faite il y a prés de 30 ans,
nous avons économisé, acheté ce bateau - le bateau de mes rêves -, travaillé dessus et là j' y suis,
nous y sommes....
Cela peut paraître banal, simple, enfantin même pour certains, mais nous, nous savons le chemin parcouru
et en mesurons toute la distance...
La veille encore, bloqués à Port-Gardian, je déclarais brutalement à Marie-Claire
" je m' en fous, on n'y va plus...." regard étonné de celle-ci,
et moi de penser " qu' est ce qu'il te prends ??? "
Nous n'en avons plus reparlé et le lendemain matin, de très bonne heure j'étais éveillé et prêt,
sourire de mon épouse ...
J' avoue que lorsque l' entrée du Vieux Port a été là, en cours de franchissement
les larmes ont coulées sur mes joues ( larmes de joies, d' émotions ),
puis sur celles de Marie et nous sommes tombés dans les bras l' un de l' autre.
Une délivrance, j' avais tenu ma promesse, j' étais revenu là où j' avais appris à naviguer, j' y étais revenu avec
le même modèle de bateau, mais là c' était le mien, le notre devrais je dire, le poids du passé est malgré tout trop fort… je suis délivré...
Maintenant nous avons notre bateau et nous pourrons aller où nous le souhaitons, quand nous le désirons,
fini de naviguer sur le bateau des autres, c' est le notre, il l'est vraiment devenu depuis que nous sommes allés à Marseille, il l' était déjà puisque nous l' avions acheté il y a un moment, mais là ça y est...
Il est vraiment devenu une part de nous mêmes, de moi-même, il m' arrive de lui parler, de l' encourager,
de le remercier.
Oui je sais cela tient de la psychologie à un point tel que je suis resté, de retour, longtemps sans pouvoir
le raconter, mais il m’ a semblé dommage de ne pas vous faire partager ce voyage au fil du temps et des ans, aussi m'y suis je mis.
Retour en arrière
voici ce que j' écrivais sur le blog " Corbières IV" le 03/10/2007 dans l' article " Pourquoi un Sangria?"
"...C' est à Marseille, où poursuivant mes études que j' ai rencontré le Sangria, il s' agissait d' un des premiers modèles, propriété du père d' un compagnon d' études qui se cherchait un équipier et a vite trouvé.
Nos navigations se sont ensuite poursuivies sur des quart et Half tonner, mais la régate, je n' étais pas fait pour cela, plutôt contemplatif, le nez chargé des odeurs d' épices débarquées des cargos et le regard fixé sur la ligne d' horizon et la cote rocheuse, les parcours entre 3 bouées n' étaient décidément pas faits pour moi.
J' étais entré en amour avec ce voilier: "un jour, j' en aurai un ! "
Ce fut au bout de 30 années que je réalisais mon rêve, posséder un Sangria.
Pourquoi celui là et pas un autre ? Je ne saurai l' expliquer que par ses simples mots: c' est le seul où je me sente réellement à la maison .
La première partie du rêve s' est réalisée il y a plus de quatre ans, nous l' avons rencontré et acheté !
Avant de réaliser la seconde / entrer dans le Vieux-Port de Marseille , avec Marie-Claire, à la barre de notre bateau / sitôt l' achat effectué nous nous sommes attelés à le remettre en état, il a été entièrement démonté et remonté de la quille à la tête de mat . Nous avons failli réaliser la deuxième partie du rêve le mois de Juillet 2006 mais hélas il nous aura fallu attendre la fin de l' été pour nous équiper d' un radeau de survie et d' une annexe, chaque chose vient à point pour qui sait attendre...
Marie-Claire avait été quelque peu dégoûtée de la voile, quant, sur notre Brio nous avions essuyé un violent coup de vent imprévu, comme seule notre grande bleue peut nous en réserver !!!
Patience et modération nous ont permis de retrouver un équipage cohérent au cours des travaux, de nos navigations de jour et de nuit,et de notre cabotage estival 2006 entre Port-Camargue et Port-Vendres.
" l' important dans le voyage, ce n' est pas le bout, ni le but, mais le chemin lui même."
Marseille, nous y sommes presque, nous arrivons et tu ne seras qu'une étape sur notre chemin, Méditerranée nous voila... "
et le 25/09/2007 dans " Nous et le bateau "
"...Notre bateau construit en 1979 est basé à Gruissan dans l'Aude où nous le préparons tout doucement depuis quelques années pour une ballade en Méditerranée, rien d' extraordinaire, pas de tour du monde, pas de traversée de l' Atlantique, un simple voyage en toute humilité, sur cette mer riche en histoire et en peuples.
Vous aurez compris que ce qui nous intéresse ne concerne en rien quelque chose de démesuré, mais la rencontre avec les lieux, les personnes qui y vivent et leurs cultures.
Un ou des voyages simples avec un petit bateau modeste, marin et solide. ..."
Notre balade de 2008
Nous sommes toujours à Gruissan et nous nous préparons, juste quelques détails à régler, manière de passer le temps en attendant la bonne météo.
Contrairement à l' année précédente nous n' avions rien prévu, c' était un départ comme pour une balade à la journée, bien sur le bateau était prêt, avitaillé, l' équipage en forme mais demeurait enfouie au fond de nous
la crainte de trouver en chemin la déception de 2007, de ne pas pouvoir atteindre notre but.
Nous sommes donc partis tranquillement, non tendus vers un but précis
mais en approchant et vivant notre chemin au jour le jour, nous verrions bien...
car à chaque jour suffit sa peine.
Dimanche 22 Juin
La capote a retrouvé sa place, l' extincteur a quitté la descente et se retrouve attaché sous la table à carte, la commande électrique de la pompe à eau de l' évier est en place, le deuxième mini-vélo à rejoint son frère jumeau dans le coffre tribord, les niveaux moteurs sont controlés, l' huile est claire...
Lundi 23 Juin
Lavage du pont, intérieur rangé. Faut bien s' occuper avec cette Tramontane.
Mardi 24 Juin
Installation à bord, le N/O souffle toujours et le soir nous allons pique-niquer en famille dans notre chère Garrigue, prés de la Chapelle de Notre Dame Des Auzils
Mercredi 25 Juin
Jour de marché à Gruissan, nous en profitons et l' aprés-midi ballade dans la Clape.
Jeudi 26 Juin

La Tramontane a baissée d' un cran, c' est décidé nous partons avec un bon force 5 qui nous aidera
à nous éloigner de notre port d' attache, au large un pêcheur nous signale avoir vu des dauphins,
tiens les dieux seraient-ils avec nous? Allons nous commencer notre voyage par une excellente rencontre? Allons nous enfin en voir ces mamifères que tout le monde dit avoir au moins entre aperçu ?
Eh bien non, la mer est vide, pas de rencontre pour nous....

Après le Cap d' Agde le N/O nous laisse tomber, tourne au calme plat précédent un léger N/E.
Nous devons nous écarter de la route de deux chalutiers qui tirent ensemble un grand filet,
nous glissons doucettement...une paire d' heure après nous glissons notre étrave dans le port de Sète
et retrouvons la joie des pendilles" toujours très propres"....le tout sous une grosse chaleur.

Prés de nous des bateaux sur lesquels les propriétaires semblent ignorer tout ce qui mesure moins de 10 mêtres, les pauvres ils n' ont rien compris...( on a dû tomber sur un mauvais lot, il y a des générations qui sont gâchées comme cela )
Voilà qu' un jeune sur un Muscadet se présente, moteur en panne et personne ne bouge pour attraper son amarre, je m' en vais l' aider, entre petits on se comprends mieux.... Pas la peine de long discours, un bonjour,
une main tendue, un sourire cela suffit, mais pour la pluspart cela semble être trop ...

Un beaucoup plus imposant part pour l' Afrique du Nord.
Nuit tranquille, plan d' eau calme, les chalutiers sont ils sortis à vitesse rêglementaire....????
J' ai une pensée pour Raymond.... (NDLR Je me suis plains moulte fois du mépris des limitations de vitesse à respecter)
Vendredi 27 Juin

Nous sommes réveillés par le chant d' une perçeuse électrique, un de nos voisins pour qui les autres semblent ne pas exister, est déjà au travail à 7 heures du matin, un bonjour et un sourire de ma part semblent même ne pas avoir été perçus, ce n' est pas grave, il doit être sourd-muet et aveugle, de plus il nous aura permis de quitter plus rapidement que prévu cette chaleureuse ambiance de ponton et de profiter d' un thermique orienté au O. N/O,
l' idéal pour nous dégager et orienter notre étrave vers Port gardian.
Nous avons réduits le gênois et la gv car le vent monte.


Celui là n' est pas passé trop loin, en plus photographié au téléobjectif il parait encore plus prés.
Le vent a tourné et nous l' avons de face, la mer est peu agitée, mais il nous faut tirer des bords et c' est vers 16h 30 que nous retrouvons
le si agréable petit port des Saintes Maries de la Mer, ses " pendilles" où l' élevage des moules et autres semblent s' être encore accrus depuis l' année dernière.
L' accueil est cependant toujours aussi agréable et les équipages des bateaux passagers, même s' ils sont sur de grands bateaux, ont reçus une bien meilleure éducation que ceux de Sête. Tout est pour le mieux.
Samedi 28 Juin
Le Mistral a soufflé toute cette nuit mais reste pratiquable, la météo l' annonce faiblissant légèrement, il devrait bien nous porter jusqu' à Marseille, c' est décidé on y va.
Nous voilà parti, mais il y a quelque chose qui me gêne, un pressentiment ? Je ne sais pas ...la vague impression de faire une erreur...
Le vent n' a pas pris le bulletin météo, il forçit, forçit, je ne me vois pas traverser ainsi le golfe de Fos, demi-tour
( c' est vite dit .... nous redressons le cap pour ne pas sortir du golfe des Stes, cap à l' Est puis à l' Ouest
nous revenons couverts d' embruns - merci cependant à la capôte - et nous retrouvons notre place à Port-Gardian, là c'est 40 nds de vent qui vont s' établir durant 3 heures ....on est bien au port finalement !!!).
Une fois le bateau bien amarré, rangé et déssalé, c' est une bonne douche pour nous .
Faut être présentable pour aller nous balader en " ville" et faire quelques courses.


Le soir le vent est bien tombé, c' était comme s' il avait voulu nous faire rester un jour de plus aux Saintes
et nous permettre de voir ainsi ce que nous avions pas encore vu dans les trois jours de notre halte l' année dernière....
Le bateau est au calme, le linge doit être sec, tout comme moi qui déclare subitement:
" ...demain on part vers l' Espagne, Marseille je m'en f... !!!...."
Regard étonné de Marie.
Personnellement je me demande encore où je suis allé chercher cette idée...?
Dimanche 29 Juin


La nuit a été très calme, la mer est belle, c' est un petit Nord f 3 à 4 qui souffle, il est 6h 30, le bulletin météo annonce une bonne journée et en dépit de ma réflexion d' hier au soir nous mettons le cap vers la cardinale de Beauduc, donc vers Marseille.

Non, ce n' est pas ce que vous croyez, mais c' est bien le seul moyen trouvé par Marie pour se protéger de la chaleur et de tous ces insectes emportés vers le large par le vent de terre. Là seulement elle arrive à lire tranquillement et à rester un peu au frais....

On approche du Golfe de Fos aprés avoir laissé sur babord les cardinales de Beauduc, Faraman, Piémason,
traversé le grand Rhône et retrouvé un petit Sud de 4 à 5 nds, les mastodontes commencent à se montrer
"...oui, mais nous on est prioritaire , on est à la voile et de plus tribord amure..." Comme quoi on peut toujours
rêver et c' est un peu stressés que nous voyons ces énormes masses se déplacer,
un à la barre, l' autre aux jumelles...on n' a pas le temps de se reposer.

Tiens, ils ont déplacé la ville ? On s' est planté ou quoi ?
Ouf, ce ne sont ques les Iles de Pomègues, Tiboulen et Ratonneau, en clair le Frioul dans une petite brume qui nous cache la ville.

La ville se découvre petit à petit dans la brûme, puis on commence à rencontrer plus de bateaux et elle est là.


A babord le port autonôme et la cathédrale de " La Major ". A tribord les Jardins du Pharo et quelques chantiers dont sont sorties de belles unitées
dessinées par A. Mauric.
( photo 0923 / 0929 ) )
.jpg)

Devant nous s' ouvre cette frontière entre le passé et le présent: entrer enfin à la barre de son bateau dans le Vieux Port de Marseille.

Voila, c' est fait, autant d' attente pour cela, tout ces gens qui entrent et sortent tout les jours ou presque de ce si joli coin de Marseille, bien au delà de la carte postale, ne peuvent pas ressentir ce que nous pouvons éprouver à ce moment là, cette joie, ces quelques larmes, cette boule au fond de la gorge, ces bruits, ces odeurs, cet accent, tout cela d' un seul coup c' est trop...notre ressenti est exacerbé...beaucoup trop même, car nous voici amarrés au ponton de la capitainerie sans que nous nous soyons rendus compte, il nous faut récupérer de toutes ces émotions, on va rester là un bon moment à regarder autour de nous, avec un très très grand sourire, un peu îvres... la délivrance du poids du passé !
Tout s' agite autour de nous, il y a des bateaux partout, dans tout les sens, cela chante, parle fort, saute à l' eau
et tout d' un coup un couple de cousins nous rejoint - les douches et w.c ont été saccagés, ce n' est pas grave.
Un coup de fil à ma soeur qui habite Nice:
nous: ça y est on est à Marseille !
elle: moi aussi ..!!!
nous : vous êtes où ?
elle: au vieux port dans un resto, nous fêtons un baptême...
La famille était à cinquante mêtres de nous, juste au dessus de la capitainerie
La vie réserve de ces surprises, nous aurions souhaités le faire que nous n' aurions pas su .
Sur l' autre rive sont amarrés quelques belles unitées parmis lesquelles nous reconnaissons l' ancien bateau de V.D.H jl et l' Hydroptère. Que le Sangria est petit....mais si grand dans nos coeurs.

Croyez vous que la ville s' endort ? Que nenni, des bateaux continuent à entrer et sortir du port, le plan d'eau
est agité, la ville bruissante, et, cerise sur le gateau un gros bateau à moteur est transformé en boîte de nuit,
malgré tout rien ne viendra troubler notre sommeil.
Lundi 30 Juin 2008


Malgré tout le bruit autour de nous, la nuit a été belle.
Nous projetions de nous balader en ville et dans les jours suivants d' aller retrouver les copains, Raynald, Bernard, Jean-Jacques et son épouse qui étaient dans les calanques du Frioul, mais les nouvelles de la famille ne nous portent pas à rester, ce sera pour une autre fois, la météo prévue en plus ne nous incite guère à retarder notre départ.... Nous quittons à regret le bassin du Lacydon...

Même le ciel semble nous indiquer que c' est " barré ".....


Encore du stress en traversant le Golfe de Fos, surtout que le courant et le vent ont tendance à nous y faire entrer. Ils semblent être plusieurs dans le coin à nous attendre.

A partir de là, ce sont de longues heures à passer face au vent et aux courants, à tirer des bords, carrés quelques fois, à s' appuyer un peu au moteur, à envier ceux qui passent avec le vent et le courant pour eux, de longues heures à attendre, à tracer une route sinueuse sur la carte pour enfin apercevoir au soleil couchant la silhouette de l' église des Saintes-Maries. Le soleil sera couché lorsque nous passerons notre étrave dans le petit port, une satisfaction cependant nous tombons sur une pendille neuve !
Mardi 01 Juillet 2008

Nous avons très très bien dormis et ce n' est qu' à 9 heures que nous retrouvons l' air du petit large.
Temps calme, petit vent, visibilité moyenne, soleil.
Nous avons pris des nouvelles de la famille, on se détends un peu, nous ne sommes pas à un jour prés.

Donc cap vers Palavas où nous rencontrerons Josiane et Jean-Michel Houpiez- qui naviguent eux aussi sur un Sangria.


C' est une bonne journée de navigation tranquille, comme on les aime...Port Gardian - Palavas sous spi, un régal, cela nous change un peu....
Il est de bonne heure lorsque nous nous amarrons à notre halte, quel bel accueil...Aprés une bonne douche nous partons visiter la ville et c' est la surprise !!!
Autant vu de la mer ce n' est guère "folichon", autant à terre cette ville symbole des vacances estivales " populaires"
ne demande qu' à être découverte, nous en tout cas elle nous a emballé.

Mercredi 02 Juillet 2008

Les prévisions météo ne sont pas des plus agréables. Nous partons pour la journée visiter le coin,
surtout la Cathédrale de Maguelone. Sac en bandoulière, nous voilà partis à travers les étangs...

Les vitraux minimalistes si particuliers de Robert MORRIS à la Cathédrale.
)


La journée s' est écoulée doucement, c' est bon de prendre le temps, le vrai luxe !!!
Demain rendez-vous avec Jean-Michel et Josiane à Montpellier
Cette nuit il y a de la " virade" dans l' air, le vent d' Est devrait céder la place au Nord-Ouest,
il y a aura donc de la pluie et de la fraîcheur.

Jeudi 03 Juillet 2008


La météo ne s' est pas trompée, la renverse a bien eu lieu et ce matin c' est un ciel couvert, du vent "frais"
qui nous accompagnent par les transports en commun à Montpellier.
Nous flânons dans les rues, visitons la Cathédrale et divers monuments...

Nous retrouvons notre ami Jean-Michel et sa petite famille, après avoir passé un bon moment
autour d' une bonne table ils doivent regagner leurs boulots respectifs et si les parents sont souriants,
Erwann emporté par l'émotion de la séparation craque...
( non je plaisante , il craque car il a rendez-vous avec les " copains" qui doivent plutôt être des copines
et il est à la bourre....)
Mais ne le répétez pas, ses parents l' ignorent encore....

Nous, nos pas nous portent maintenant vers le Musée Fabre pour voir y découvrir
l' expo du peintre " Courbet " et revoir les tableaux de Pierre Soulages.
Un petit tour par le Palais des Glaces, on est gourmand ou on ne l' est pas,
à nouveau les transports en communs et nous regagnons notre bateau, une journée bien remplie.
Vendredi 04 Juillet 2008
La nuit a été agitée, du vent, frais...C' est un N/O force 5 qui est annoncé pour le matin puis du S à S/E l' après-midi.
Du beau temps pour demain et du vent fort à partir de Dimanche pour plusieurs jours.
Nous démarrons à 8 heures, la mer est belle et le Nord que je pensais nous être favorable n' est pas encore bien réveillé mais ne viendra pas perturber notre petit déjeuner en mer.


Au revoir Palavas, nous pensons que l' étrave de notre petit bateau reviendra dans ton port
( à ce moment là nous ignorions encore qu' un rassemblement pourrait y être organisé en 2009 )


Nous passons devant la merveilleuse cathédrale de Maguelone.
Au loin grâce au téléobjectif se dessine la silhouette du port de Sète et encore plus loin la colline d' Agde...

mais entre les deux il nous faut croiser la route des cargos entrant et sortant du port de Sête, un notamment, nous aura causé quelques soucis car il a changé 3 fois de route jusqu' à ce qu' un pilote le prenne en charge, en fait il n' avait aucune visibilité sur l' avant
et quant on imagine le peu d' écho radar que nous représentons ( ce qui m' a ensuite été confirmé par Raymond grâce à la rencontre cet automne qu'il a eu
avec un Sangriamed travaillant à cette activité ) brrr....!!!


Sête s' éloigne enfin...mais si j' avais pensé rentrer d' un seul bord sur Gruissan, le vent vire et évidemment nous l' avons dans le nez,
la mer commencera à lever ....et le port du Cap-d' Agde nous accueillera pour la nuit.
21 heures 15, nous dormons comme des marmottes.
Samedi 05 Juillet 2008

C' est par un grand beau, un temps très très calme qui ne peut rien laisser augurer du vent du lendemain que nous entamons notre dernière étape qui nous ramène à notre port d' attache.

le calme plat règne sur la grande bleue, un dernier regard et nous entrons dans le chenal.
Un dernier arrêt dans le chenal, une manière comme une autre de prolonger le voyage,

le temps de ranger
et de préparer notre petit voilier à retrouver son catway.
Epilogue:
Du temps a passé entre le moment où nous avons effectué cette petite promenade et le moment où je me suis mis à vous le faire partager - temps nécessaire à la réflexion et à l' évacuation des émotions- .
Bien sur nous n' avons pu rester aussi longtemps que souhaité , obligations familiales et état de santé de nos parents respectifs, nous ont amenés à raccourcir le temps imparti, il ne reste cependant de cette ballade que de bons souvenirs et la confirmation des valeurs essentielles de la voile et de nos petits bateaux: la simplicité, la lenteur et le partage.
- La voile est vraiment le moyen le plus lent tout comme la marche à pied qui puisse nous permettre de voir les choses et de revenir à l' essentiel.
- Les rencontres " bonnes ou mauvaises" restent toujours des rencontres.
- Le Sangria est vraiment un bon " petit" bateau ( petit étant très affectif pour moi )
- Le principal reste en toute occasion le fait de garder les yeux et le coeur ouverts.
- Nous savons aussi que nous repasserons par Marseille et sa région, que nous ferons un jour notre tour de Méditerranée, que notre Sangria ira très bien pour cela, puisque nous partirons lentement , modestement et tranquillement à la découverte des autres et de nous mêmes.
"...Un lama présente à ses élèves une écharpe et leur demande: - que voyez-vous?
Les élèves: - une écharpe , maître .
Le maître fait un noeud à cette écharpe: - Et maintenant que voyez vous?
- un noeud maître .
Le maître fait un deuxième noeud: Et maintenant?
- Deux noeuds maitre.
...et ainsi de suite pour plusieurs noeuds.
Le maître finit par leur dire : - Vous vous trompez , vous ne voyez que les noeuds mais il s' agit pourtant et
toujours d' une simple écharpe..."
Donc bien ouvrir ses yeux et son coeur, voila ce que j' ai ramené de cette toute petite balade.
Au fait, il ne faut que 2 heures 30 pour se rendre en voiture de Gruissan à Marseille....
( Lundi 27 Octobre 2008.)
Gilbert Corbières skipper de Corbières IV
