

Faites comme eux, publiez votre portrait sur le site ainsi nous nous connaîtrons un peu avant même de nous être rencontrés.
Michel Guérin
Gilbert Corbières
Raymond Lecocq
Les Trois Mousquetaires de Canet en Roussillon
Olivier Jean

Je suis du pays Sang et Or, là ou les Albères disparaissent dans la mer.
Mon grand père est né à Bastia, mon père à Marseille.
Avec un tel héritage, le caractère est vif, le verbe haut, mais le cœur sur la main, et l’amitié solide.
J’ai grandi comme une herbe folle entre mer et montagne, avec les pêcheurs ou les bergers, dans cette nature, que l’homme n’avait pas encore détruite.
A signaler j’étais toujours le premier de la classe!!! Mais en commençant par la fin.
A dix huit ans j’ai gagné un pompon rouge, et le droit de faire le tour du monde sur la mer.
Quand les horizons nouveaux se furent estompés, j’ai appareillé vers les Glénans juste pour apprendre, au retour ce fût la construction d’un vaurien.
Hélas notre société m’a rapidement transformé en galérien, enchaîné sur la terre des hommes, j’ai laissé passer l’ouragan de la vie.
Mais il me restait le rêve, et quelques incursions sur les pontons.
L’âge aidant, un matin la société m’a rendu ma liberté, le rêve allait se réaliser.
Des hauts des bas, des espoirs déçus, deux années pour rencontrer océan-zéro, à notre première rencontre, nous avons mis nos peines et nos espoirs en commun.
Six mois de quai pour redonner une jeunesse a océan-zéro.
Enfin par un froid matin de février le grand jour est arrivé, à l’aube nous avons appareillé vers Sète le pays de ma maman.
Que d’appréhensions, d’hésitations, d’incertitudes, malgré un temps magnifique, mais un froid piquant.
Après cet exploit, nous affrontons Neptune, et Eole, sans crainte, mais avec respect.
Nous avons écumé, les côtes de port Camargue, a port Vendre, sans oublier de faire l’autre coté, jusqu’à Menton.
Visité l’Espagne, la Corse, la Sardaigne.
Corbières IV et Gilbert Corbières

C'est à Marseille, où poursuivant mes études que j'ai rencontré le Sangria, il s'agissait d'un des premiers modèles, propriété du père d'un compagnon d'études qui se cherchait un équipier et a vite trouvé.
Nos navigations se sont ensuite poursuivies sur des quart et half-tonner, mais la régate, je n'étais pas fait pour cela, plutôt contemplatif, le nez chargé des odeurs d'épices débarquées des cargos et le regard fixé sur la ligne d'horizon et la cote rocheuse, les parcours entre 3 bouées n'étaient décidément pas faits pour moi.
J'étais entré en amour avec ce voilier: "un jour, j'en aurai un ! "
Ce fut au bout de 30 années que je réalisais mon rêve, posséder un Sangria.
Pourquoi celui là et pas un autre ? Je ne saurai l'expliquer que par ses simples mots: c'est le seul où je me sente réellement à la maison .
Seul le Sangria trouve grâce à mes yeux...
La première partie du rêve s'est réalisée il y a plus de trois ans, nous l'avons rencontré et acheté !
Avant de réaliser la seconde / entrer dans le Vieux-Port de Marseille , avec Marie-Claire, à la barre de notre bateau / sitôt l'achat effectué nous nous sommes attelés à le remettre en état, il a été entièrement démonté et remonté de la quille à la tète de mat . Nous avons failli réaliser la deuxième partie du rêve le mois de Juillet 2006 mais hélas il nous aura fallu attendre la fin de l'été pour nous équiper d'un radeau de survie et d'une annexe, chaque chose vient à point pour qui sait attendre...
Marie-Claire avait été quelque peu dégoûtée de la voile, quant, sur notre Brio nous avions essuyé un violent coup de vent imprévu, comme seule notre grande bleue peut nous en réserver? Patience et modération nous ont permis de retrouver un équipage cohérent au cours des travaux, de nos navigations de jour et de nuit,et de notre cabotage estival entre Port-Camargue et Port-Vendres.
" l'important dans le voyage, ce n'est pas le bout, ni le but, mais le chemin lui même."
Marseille , nous y sommes presque, nous arrivons et tu ne seras qu'une étape sur notre chemin.

J'ai passé ma jeunesse en Afrique. oui c'est bien moi que vous voyez là, vous devriez me reconnaître, ceux qui me connaissent depuis longtemps me
disent que je n'ai pas changé! Né de parents Belges, à
Kindu-Port-Empain
(2° 57' 01" S - 25° 55' 21" E), j'ai très vite
migré vers Kalemi (5° 55' 43" S - 29° 10' 37" E) sur les bords du
lac Tankanyika. C'est là qu'à 12 ans j'ai pris mes premières
leçons de voile en dériveur avec une appréhension toute
particulière concernant le déssalage compte tenu de la présence
de nombreux crocodiles espérant un festin, c'est là aussi qu'est né ma passion pour la voile qui ne m'a jamais quittée.
Après des études primaires à Kalémi j'ai poursuivi mes études jusqu'au bac à Lubumbashi (11° 37' 59" S - 27° 27' 24" E).
En 1955 je rentre en Belgique afin de poursuivre des études à l'Université Libre de Bruxelles mais je ne devais pas être trop doué car il m'a fallu attendre le début du troisième millénaire pour sortir de cette vénérable institution ... 40 années consacrées à la recherche en biochimie!

Entre temps le virus de la voile que j'avais contracté en voguant sur les eaux bleues du Tanganyika ne m'avait pas quitté et je me suis lancé dans la compétition, en Vaurien tout d'abord puis sur Yole OK, un dériveur en solitaire faisant un cap exceptionnel au près, était une véritable savonnette au vent arrière et au vent de travers c'était le délire comme vous pouvez en juger sur la photo ci-contre ... c'est encore moi!. Deux fois sélectionné par la Belgique pour les championnats du monde ( à Veere en Hollande et à Bandor en France), j'ai été loin d'être premier mais je me suis bien amusé.

Ensuite je me suis lancé dans la course
au large, tout d'abord sur un
Ecume de mer
(2 fois champion de Belgique), ensuite sur un Scampi
(1fois champion de Belgique) et Finalement sur un Golden Shamrock,
Danaé IV dont vous voyez la photo au
large des côtes hollandaises.
En Mer du Nord j'ai appris à composer
avec les courants et les marées,à me faufiler entre les cargos qui se
suivent à la queue leu leu, la nuit
il y avait gros intérêt d'être capable de
prévoir leur trajectoire en se basant sur
leurs feux de navigation!
J'ai pris ma retraite en 2001 et j'ai quitté la Belgique pour venir m'installer à Torreilles près de Port Barcarès avec comme objectif de naviguer sous le soleil. C'est ainsi que j'ai rencontré Magalin, un Sangria GTE avec lequel j'ai dèjà fait quelques belles balades en Corse et aux îles Baléares, cerise sur le gâteau cela m'a permis par l'intermédiaire du Sangria-Méditerranée de rencontrer d'autres propriétaires de Sangria dont certains sont devenus des amis .
Les trois mousquetaires de Canet en Roussillon.
Christophe Carlos, Jean-Michel Genin et Julien Millan.
(Propos recueillis par le webmaster)

Ils nous ont rejoint en 2007 et ont bientôt 30 ans, ils ont dû s'y mettre à trois pour réunir la somme nécessaire à l'achat de leur Sangria. C'est dans le milieu de la voile qu'ils se sont connus. Christophe a commencé la voile très tôt sur le bassin d'Arcachon où il allait en vacances chez son oncle. Ses premiers pas il les fait sur Optimist, vient ensuite des régates en 420 pour terminer en Laser avec toujours de la compétition dans le Languedoc Roussillon. Son père estimant que vivre de la voile ne pouvait garantir l'avenir de son fils, il lui a fait faire des études plus classiques, un BTS commercial. Mais sa passion c'est la voile et il obtient un brevet d'état. Aujourd'hui il est moniteur de voile à Port Leucate et s'implique également dans la gestion de ce centre de voile.
Jean Michel a connu Christophe au club de voile de Canet, d'abords simples concurrents en Laser ils sont ensuite devenus amis. Jean Michel travaille dans une entreprise de manutention lourde où il est à la commande de gros engins sur roues (grue etc …).
Julien est le dernier à avoir rejoint la bande, il avait envie de s'initier à la voile et s'est inscrit dans le centre où travaille Christophe, professionnellement il s'occupe du nettoyage à haute pression de cuves en tous genres.
Une belle diversité mais un but commun devenir propriétaire d'un voilier de mer. Avec un budget limité ils savaient que le bateau ne serait pas de toute première fraîcheur mais très bricoleur aussi bien en mécanique que dans le polyester ils comptaient bien arriver à leurs fins.
C'est tout d'abord un Damio qui est l'objet de leur choix mais il s'avère très vite que l'état de délabrement est tel que le bateau est irrécupérable. Christophe se souvient alors d'avoir navigué il y a quelques années sur un Sangria à Canet, il sait que le propriétaire est décédé et repère le bateau sur l'aire technique de Jeanneau, c'est la fille de celui-ci qui en est propriétaire. Il y avait 6 ans que ce Sangria attendait acquéreur le chantier Jeanneau ne semblant pas s'activer outre mesure pour qu'il en soit ainsi. Wakan est acquis par nos trois compères pour la somme de 900 €, ils le remettent en état et change le moteur essence pour un diesel.
Wakan a retrouvé son élément et navigue au large de Canet en attendant des croisières plus lointaines.

Je n'aurai malheureusement pas à vous raconter de longues histoires sur mes périples car je découvre depuis quelques mois seulement les plaisirs de la voile sur un Sangria bien que depuis toujours tourné vers la mer, en effet je suis un grand passionné de la mer.
J'ai découvert la voile à l'adolescence lors d'un camp d'ado en bretagne à côté de Loctudy ou j'ai fais du dériveur (420), puis j'ai navigué sur une caravelle et enfin sur un voilier du type du sangria où on a fait à 2 bateaux une petite croisière, ce fût un moment extraordinaire.
En revenant de ce camp d'ado, j'ai acheté ma 1ere planche à voile, et depuis 1987 je pratique la planche. (beaucoup moins depuis que j'ai Samoa.)
J'ai toujours rêvé d'avoir un jour mon bateau, le déclic est arrivé lorsque ma mère, folle amoureuse elle aussi de la mer, a acheté un pêche-promenade (un SIR de 5.30m avec son gréement.)
A tous les deux, il n'a jamais été question de faire un quelconque hivernage, car dès que le temps le permettait, nous étions sur l'eau. Moi plus pour la pêche à la traine et ma mère pour la promenade et le farnienté.
Mais depuis ce moment là, l'idée a germé dans mon esprit et j'ai après quelques conseils d'amis voileux visité plusieurs bateaux mais ca ne s'est pas fait. Puis après avoir regardé des cata, 'lagoon', je suis retombé sur terre et la chance a fait qu'à 200m de chez moi (j'habite sur le port), un joli Sangria NV de 1981 était juste à vendre. Après visite 3 jours + tard, j'ai décidé de l'adopter et depuis je suis amoureux de ce voilier.
Un bon carénage, et un petit rafraîchissement intérieur et hop le voilà plus à mon image.
Etant sur le port, la moindre occasion est bonne pour sortir en mer. N'ayant que le week-end et parfois une après-midi, les sorties sont courtes mais tellement agréables, surtout qu'il y a eu pas mal d'ouest cet été avec du 15 à 20 noeuds régulier. Parfait pour se faire la main.
Avec ma compagne Chantal, on a pu faire de bons pique nique dans l' anse de la gracieuse, près de port St Louis du Rhône et nous avons pu passer notre 1ere nuit en mer.
Le mois d'août a été exécrable, du mistral et tramontane fort, souvent + de 40 noeuds, donc pas de folie...
J'espère avoir plusieurs jours pour naviguer sur de plus longues distances l'année prochaine.
Et oui, je n'ai pas encore d'anecdotes sur des longs périples comme surement la plupart d'entre vous.
En tout cas, pour naviguer ou bricoler à bord, je suis heureux comme un poisson dans l'eau.
Quand au nom de Samoa, il vient du 1er propriétaire en 1981, il n'a pas été changé depuis et comme il me plaisait beaucoup, j'ai préféré le garder tel quel.
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