RECITS D'ESCAPADES

 

 

 

 

 

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Wakan au mouillage à Paulilles .

Il reste dans les Pyrénées orientales quelques mouillages loins du tohu-bohu de la vie moderne et qui méritent que vous y jettiez l'ancre. Voici le récit que j'ai reçu de Christophe Carlos un enfant du pays catalan:

C'est un week end en amoureux que nous avions décidé avec ma compagne Livie, au départ de Canet en Roussillon le samedi pour y aller et retour le dimanche soir.

L'anse de Paulilles est situé au sud du cap Bear entre Port Vendre et Banyuls (42°30,19N 3°07,92E), il y a deux plages séparées par une pointe de roches et c'est devant la plage nord dans la crique apeller "Sainte Catherine" que nous avons jeté l'ancre par 5 mètres de fond à 50 metres de la plage de galet.
Bonne protection en cas de tramontane mais assez médiocre par vent de sud-est. Pas beaucoup de soucis à se faire cependant car à 2 Mn au nord Port Vendre offre un très bon abri accessible par tous les temps et à la même distance au sud le port de Banyuls offre également un abri plus difficilement accessible cependant pas gros temps.

 

 

 

 

L'eau y est turquoise et les poissons foisonnent, coucher et lever de soleil magiques, balade a pied sur le cap Bear "sentier du douanier" sont au menu.


 

 

 

 

 

 

 

Christophe Carlos skipper de Wakan

Bonjour sangriamed,


 

 

 

Michel Guérin n'aura pas mis beaucoup de temps pour être opérationnel à la pêche au bar. Vite vu le matériel, vite comprise la méthode, un petit tour en mer sur Honu ......et deux jolis loups en moins dans le golfe. Le coup de l'amiral en quelque sorte.....

 

 

 

 

 

 

Pour l'assimilation de la voile je ne progresse pas aussi vite car Océan Zéro a pris une nouvelle fois une longueur à Honu de Port Camargue à Carnon mercredi.
Cordialement à tous

Christian Maumet

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Bonjour Sangriamed,

 

 

 

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Honu à Porquerolles en 2009

Après avoir réalisé son objectif d'atteindre Porquerolles, notre Sangria "Honu" a ramené son équipage à Port Camargue. Avec la modestie de ne pas avoir touché le parfait du pouce, l'équipage conservera longtemps le souvenir de cette première croisière côtière, ayant le
sentiment d'avoir effleuré du bout des doigts des liens privilégiés avec Eole. Effectivement, avec 38 miles sous voile en 7 heures à l'aller, et 24 miles en 5 heures au retour, Honu avait belle allure. Carry, Le Frioul, La Ciotat, Les Embiez , et Porquerolles nous ont permis de savourer un repos mérité. Seule ombre dans ce tableau d'euphories, une panne de refroidissement au retour, à 5 miles de Port Camargue nous a donné quelques soucis que notre ange gardien Michel Guérin a su rapidement dissiper .
Cordialement à tous.

Eliane et Christian Maumet

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Escapade 2009 pour Magalin

 

 

 

 

 

 

 

 

En rouge les points de chute à l'aller en vert ceux au retour.

 

 

Fin mai les préparatifs vont bon train pour Magalin, la survie est en place, on aperçoit le fil électrique qui alimente le frigo plein à craquer


 

 

 

On est à Le Barcarès un petit port tranquille où les pêcheurs ont encore leur place.

Le dimanche 31 mai

 

Les amarres sont larguées avec l’intention de rejoindre Valras Plage à une trentaine de Mn. La mer est hachée et le vent de force 4 vient droit devant c’est donc au moteur que nous entamons notre voyage. La progression est lente et le skipper (Raymond) propose à l’équipage (Anne) d’écourter le trajet et de faire escale à Gruissan ce qu’elle accepte bien évidemment.

 


la même occasion nous prévenons Gilbert Corbières de notre passage et il ne manque pas de nous accueillir. Nous voici donc à Gruissan, vous remarquerai sur cette photo et celles qui suivent que Magalin n'est pas dans ses lignes d'eau enfoncé par tout ce que nous avons embarqué pour un périple qui devrait prendre près de 2 mois

Ce sont toujours les même qui bossent, Raymond est à la barre et Anne s'affaire avec amarres et parre-battages.

Gilbert nous propose son emplacement (après inscription à la capitainerie) son Sangria en effet est hors de l’eau pour réparation après les dégâts causés par la tempête hivernale.  On prend aussi le verre de l’amitié, un verre pour deux c’est la crise pour tout le monde mais on garde néanmoins le sourire.

Navigation 6 heures pour 23 Mn


Lundi 1ier juin

Départ pour Palavas les Flots sous grand-voile et génois, la météo annonce 2 à 4 mais en fait on a eu un peu de tout et de toutes les directions ce qui nous a permis de peaufiner les manoeuvres  avec l’envoi du spi pendant une heure puis une réduction de génois à 70% avant de terminer avec toute la toile, signalons une parenthèse de 2 heures au moteur due à une panne de vent. La journée a été longue mais ouf l’escale de Sète a été évitée (j’aime la ville mais j’ai horreur du port !)

Navigation 10 heures pour 45 Mn.


Mardi 2 juin 
La cible est Les Saintes Maries de la Mer, une étape que j’aime beaucoup, on y est accueilli avec gentillesse et les sanitaires sont un exemple qui devrait être suivi. La météo annonçait NW 3 à 4 le matin devenant variable 2 à 3 l’après –midi, un bel exemple de ce que la fiabilité des prévisions est rarement de 5/5 (ce n'est pas une critique, la météo n'est pas encore une science exacte  et je trouve que Météo France est très performante). Pendant 3 heures pas de vent si ce n’est celui de calle, ensuite Eole daigne se manifester et nous poursuivons sous grand-voile et génois vent de travers bâbord amure, le vent vient de la côte et la mer est belle.

Le coins doit être poissonneux car de nombreux chalutiers sont au travail ici. A 4 Mn du but changement de décor la mer est toujours belle mais Eole monte en puissance et devient plus pointu, on passe au près bon plein, on réduit donc le génois à 70% et dans la foulée on prend un ris. Magalin se sent pousser des ailes,  sous cette voilure réduite le speedo indique 5.8 nœuds avec des pointes à 6.2,  l’équipière garde le sourire et le skipper aussi, la barre reste douce à tenir mais si la route avait encore été longue j’aurais sans doute pris le second ris … c’est solide un Sangria !  Il faut dire aussi que Magalin  a une grand-voile semi-lattée avec ris automatiques (30" pour une prise de ris et tout se fait du cockpit).  On a bien travaillé, ce soir c'est le resto et un steak de taureau,  le menu devenu traditionnel lorsqu'on est de passage ici. On s'est bien restauré et les moustiques nous ont rendu la politesse.
Navigation 5 heures pour 22 Mn.


Mercredi 3 juin 
Force 3 à 5 annoncé par météo France. En route pour Carry le Rouet, ce n'est pas l'étape que je préfère car il faut se farcir cette interminable et monotone Camargue puis  traverser le golfe de Fos qui n'a rien d'idyllique, c'est le domaine des cargos, tanker etc … il y a intérêt à ouvrir l'œil.

L'œil je l'ai installé cet hiver mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le tester,  ici j'ai été servi et … enchanté! Il s'agit d'un AIS SIMRAD émission -réception, c'est fabuleux! Sur l'écran Magalin occupe la position centrale et autour de lui tous ces monstres sont repérés, on en connait le nom, les coordonnées géographiques, leur cap et leur vitesse sur le fond, compte tenu de ces renseignements l'AIS vous dit à quelle distance et dans combien de temps untel va passer au plus près de vous, bien entendu vous pouvez programmer une alarme  (sonore et visuelle) qui vous prévient lorsque dans x minutes un intrus passera à une distance =<y de vous (x et y sont choisis par vous). Comme mon AIS est aussi en transmission ces mêmes monstre savent que je suis un voilier à tel endroit avec telle vitesse et telle route etc … Revenons à nos moutons et il n'y en a pas eus vraiment car le vent venait de terre, bonne vitesse sous voile (grand-voile et génois) vent de travers bâbord amure sauf pour les 5 derniers Mn où le vent nous a lâché et qui se sont fait au moteur.


Carry toujours aussi sympa, une des maisons que vous voyez appartient à la famille Fernandel et c'est ici que des fous de Bassan on trouvé refuge sur un radeau que leur a aménagé la ville, il y a 2 ans ils étaient 3 et à présent ils sont 7!
Navigation 7.5 heures pour 35 Mn.

Vendredi 5juin

 

Aujourd'hui c'est tout moteur car il y a peu de vent, départ de Carry le Rouet à 8h20, on passe entre le continent et les îles au sud de Marseille et se profile au loin le Bec de l'Aigle, La Ciotat n'est plus trop loin.


 

Par précaution nous contournons l'Ile Verte et nous nous présentons au Port Vieux de La Ciotat, manifestement ce jour là la capitainerie avait mieux à faire que de s'inquiéter de Magalin, le quai d'accueil était occupé au 3/4 par une énorme goélette et le seul amarrage qui nous est proposé est presque à la sortie du port loin de tout!


 


C'est donc la sortie du port que nous choisissons, il n'est que 14h et nous décidons de pousuivre jusque Bandol, le vent s'étant levé entre-temps nous aidons le moteur avec la grand-voile. Le but est atteint à 16h30.

Navigation 8 heures pour 32 Mn

Samedi 6 juin

Départ de Bandol pour Porquerolles force 3 à 4 pour descendre jusque la cardinale ouest (Les Magnons) ensuite on passe quasi au vent arrière vers Porquerolles et le génois ne porte plus. Ce n'est pas l'allure que je préferre d'autant que nous sommes dans les parages du Cap Sicié qui est toujours aussi mal pavé. On avance bien cependant et le but est atteint à 15 heures.

Sur leur pneumatique ils n'ont rien à voir avec les Sangria mais ils étaient super sympa ces allemands affichant la bonne soixantaine et à côté de qui nous avons accosté. Ils nous ont aimablement aidé à passer les amarres et le soir nous avons eu droit à quelques airs d'harmonica pas mal joués du tout ma fois. Un pneu super équipé avec lequel ils découvrent une partie des côtes méditerranéennes, il y a tout à bord de la cuisine au couchage ... une vraie boîte à malices!
Navigation 5 heures pour 25 Mn

Lundi 8 juin

La météo large prévoit force 3 à 4 du SW passant à du 5 par moment et même 6 dans le nord de la zone l'après-midi. Cela nous parraît raisonnable pour la traversée vers Calvi pour autant que nous partions tôt afin de quitter cette zone où on nous promet du vent.

 

Nous quittons donc Porquerolles à 8 heures et le vent étant abscent pour l'instant c'est le moteur qui nous mène vers l'est de l'île et ensuite nous permet de passer entre l'île de Porquerolles et celle de Port Cro. Beau paysage avec ces rochers particuliers et arrivée à 10h40 à l'îlot de La Gabinière le point qui nous permet de faire ensuite un tout droit vers Calvi.

Le vent s'est levé entre-temps et nous navigons au près bon plein, ouf plus de bruit de moteur et une vitesse aux alentours de 5 noeuds. Mais ce moteur il faut bien s'en servir à nouveau vers 15 heures car le vent tombe au plus bas, cela sera ainsi jusqu'à 5 heures du matin des alternances de voile pure et de voile avec moteur. A partir de 5 heures le vent revient sérieusement ce qui nous permet de finir en beauté sous voiles au près bon plein d'abord et au travers ensuite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On atteint Calvi le mardi à 10 heures 30 fatigués mais contents, tout s'est passé au mieux avec en cadeau un ballet de dauphins toujours prets à venir jouer devant l'étrave de Magalin. De ces dauphins vous n'aurez pas de photos et cela n'est pas faute de n'avoir pas essayé mais ils étaient particulièrement indisciplinés en faisant des sauts chaque fois là où on ne les attendait pas.


 

 

 

 

 

 

 

 

Navigation 26.5 heures pour 126 Mn

 

 

Samedi 13 juin

Quelques jours passés à Calvi car le vent a repris de la vigueur et vendredi c'est un saut à Ajaccio en voiture de location afin d'y conduire mon équipière Anne qui prend le ferry pour revenir sur le continent. Les quinzes prochains jours la navigation se fera en solo avant qu'elle ne revienne afin de poursuivre le voyage.
Ce samedi je pars donc pour Girolata peu de vent mais une mer qui a gardé en mémoire celui qui a soufflé la veille et qui a généré une houle contrariant la progression sous moteur et grand-voile. On n'est pressé et le moteur n'est pas trop sollicité, on prend le temps d'admirer la côte Corse toujours aussi belle.

 

 

A Girolata on évite le port déjà pas mal fréquenté malgré qu'on ne soit pas en pleine saison et nous jetons l'ancre à 1 mille de là dans la baie de Tuara.


Tuara c'est une de mes étapes préférées lorsque je viens en Corse, il n'y a rien pour se ravitailler mais girolata n'est qu'à 1 Mn d'ici, de toutes manières à Girolata il n'y a pas grand chose non plus si ce n'est des restaurants. En bout de baie il y a une petite plage pas trop fréquentée car seuls des sentiers y mènent, le décor est magnifique!

 

Une curiosité qui se répète chaque fois que je viens ici, vers 17 heures de petits bovidés viennent sur la plage y faire je ne sais quoi et après ils disparaissent à nouveau dans la vagétation toute proche. Baignade dans une eau claire qui est à 23°C et rédaction de ce récit qui avait pris un peu de retard depuis Porquerolles. Bricolage aussi pour pouvoir allimenter mon PC portable dont l'autonomie sur batterie n'est que de 2 heures, quant à l'envoi du dit récit il faudra patienter car il n'y a aucune connexion 3G+à Tuara.
Navigation 7 heures pour 23.5 Mn

 


Mercredi 17 juin

J'ai un petit soucis avec le GPS, il n'y plus moyen d'entrer des "waypoints" mais il indique toujours ma position ce qui est le principal. Il n'empêche que c'est le deuxième de cette marque qui me fait défaut en moins d'un an! J'ai demandé à mon équipière Anne de m'en envoyer un d'une autre marque à Ajaccio où j'irai prochainement.

Je pars ce matin pour Cargèse, au moteur hélas car il n'y pas un souffle. La côte est toujours aussi belle et variée avec deci delà une tour génoise témoignant des occupations de l'île par le passé. Cargèse la ville qui en 1676 a accueilli 730 réfugiers grecs ce qui explique la présence d'une église orthodoxe faisant face à une église catholique (à la même hauteur pour ne froisser personne!), tout ce monde vit en parfaite harmonie après quelques frictions.

 

 

Au port les restaurants ne manquent pas mais pour le ravitaillement il faut aller au village et cela grimpe sérieusement, avec la chaleur il ne s'agit pas vraiment d'une promenade de santé! Récompense une belle vue sur le port et le golfe de Sagone

Navigation 4 heures pour 16 Mn

 

Vendredi 19 juin.

Nous voila parti pour Ajaccio, on va récupérer un GPS entièrement fonctionnel mais entre-temps on fait un mélange de modernisme avec la position indiquée par le GPS moribon et un petit saut dans le passé récent avec le compas de relèvement, les cartes et la règle de Cras ... cela me rappelle ma jeunesse! Concernant le vent cela n'est pas la joie, ou il souffle trop fort ou il n'est pas présent comme c'est le cas aujourd'hui, le moteur est mis largement à contribution, à mi-parcours on envoie la grand-voile c'est tout juste si cela aide un peu.

 

 

 

Dans de pareilles conditions il n'y a aucune difficultés à emprunter la passe des Sanginaires.


Le GPS nouveau ayant été adressé au nouveau port (Charles Ornano) c'est là que nous demandons asile plutôt qu'à l'ancien (Tino Rossi) que l'on préfère. J'en obtiens une de justesse tout est occupé me dit-on et quand je fais remarquer que le "Bloc Marine" annonce 160 places visiteurs on me répond avec un petit sourire en coin qu'elles sont toutes occupées par des bateaux ... en passage prolongé! Pas besoin de GPS pour le savoir on est bien en Corse. Ne soyons pas méchant, ils ne sont pas en retard pour tout, concernant la capitainerie ils pratiquent encore les horaires hors saison mais pour ce qui concerne le prix d'amarrage ils sont déjà en pleine saison!

Navigation de 6 heures pour 23 Mn

 

Mardi 23 juin.

Cela à soufflé encore et nous avons eu tout le temps de nous familiariser avec le nouveau GPS, reste maintenant à passer à la pratique. On prévoit sur celui-ci une route jusque Porto Polo qui est à 5 Mn de Propriano où je retrouverai le 29 juin mon équipière Anne qui terminera la croisière nous ramenant à notre point de départ c'est à dire Barcarès. Une fois de plus le vent brille par son absence mais la météo prise en cours de route prévoit à venir du 5 à 6 venant du W à SW.

Ceci change notre objectif, on se dirige maintenant vers Campomoro, la route au départ est la même mais notre destination actuelle est beaucoup plus confortable à l'ancre par rapport à la précédente dans ce cas. Soit dit en passant la précision du nouveau GPS est diabolique. Si le vent manque pour l'instant la mer n'est pas vraiment sympa avec la houle générée par le vent fort des jours précédents et l'annexe que nous trainons derrière fait des bons impressionnants (moteur à bord bien heureusement).
Pas de problème pour entrer à Campomoro si ce n'est d'éviter largement les écueils à l'ouest de l'entrée, l'entrée se voit assez mal du large mais un petit fortin aide à se repérer. Nous mouillons par 8 mètres de fond assez près du rivage afin d'être à l'abri au mieux des vents prévus. Je suis étonné de ce que Magalin soit le plus près de celui-ci mais tout se passe bien.

Pas grand chose comme ressources dans le coin, un petit commerce minimum mais beaucoup de tranquillité. Une chose est sure l'eau y est limpide par 8 mètres de fond on y voit sans problème les zones d'algues et celles de sable. Beaucoup de bateaux de passage cela se rempli le soir et le lendemain matin ils poursuivent leur route.




Fait rare j'y ai vu plus petit que Magalin mais j'y ai vu aussi plus grand! La météo par VHF est assez aléatoire et la connection à INTERNET par clef 3G+ est nulle.

Navigation 5.5 heures pour 24 Mn

 

Vendredi 26 juin

Je ne suis pas vraiment pressé, mon équipière n'arrive que lundi prochain à Propriano qui n'est qu'à 5 Mn d'ici mais j'ai envie de bouger et de retrouver un peu des facilités de la ville.

Des commerces où le choix des vivres est moins rudimentaire et qui sait une connection INTERNET avec ma clef 3G+. Le vent est nul une fois de plus et c'est le moteur qui nous hale jusqu'à Propriano, l'accueil est excellent avec aide à l'amarrage et un prix très raisonnable par rapport à d'autres ports sans compter que les douches sont gratuites ainsi que la connection WiFi! Quant à la clef 3G+, Orange a beau dire "Everywhere" elle reste muette.


 

 

Les restaurants sont légions et ce lundi 29 juin on en a sélectionné un pour fêter le retour du moussaillon qui a l'air déjà à la peine en trainant son paquetage

 

dans lequel elle amène les rames de l'annexe que j'avais oubliées et surtout mes codes d'accès pour le site Sangria ce qui m'a permis de les réintroduire dans mon logiciel FTP et d'avoir à nouveau accès à celui-ci.

Navigation 1.5 heures pour 6 Mn

 

Mardi 30 juin.

Départ de Propriano pour la baie de Figari, cela sera notre dernière étape sur la côte occidentale avant le passage des Bouches de Bonifacio, nous aurions pu choisir Bonifacio mais généralement le port est bondé et de toutes manières on y a déjà été plusieurs fois.

 

 


Sur la côte on peut voir quelques belles plage comme celle de Tralicetu, 1 mille de sable et pas une âme sans doute n'y a-t-il pas de route qui y mène.

 


A Figari il s'agit d'un port abri sans plus et la baie est assez étroite et bordée de cailloux mais cela ne présente pas de difficulté, il suffit en venant du large de se diriger au 8° sur la torre di Figari ce qui mène entre les 2 bouées rouge et verte qui marquent l'entrée de la baie (bouées non reprisent sur la carte du SHOM)

 


et ensuite de se diriger droit sur le phare d'entrée du port. Beaucoup de gentillesse mais aucune organisation, les places sont comptées car seul les amarrages sur la jetée d'entrée proposent une profondeur supérieure à 2 mètres, il y a des pendilles qui manquent ... une belle pagaille que les préposées au port découvrent avec nous!

Navigation 6.5 heures pour 29 Mn


Mercredi 1ier juillet.

Vers Porto Novo. Pas de météo du jour mais celle de la veille annonçait une fois encore peu de vent. Pour une fois nous serions plutôt contents car au programme il y a les Bouches de Bonifacio qui n'ont pas vraiment bonne réputation lorsque le vent souffle. C'est au moteur aidé de la grand-voile que nous dirigeons vers ce célèbre point et la météo étant favorable nous décidons de faire au plus court en empruntant le passage de la Piantarella. Nous passons à 2 milles de Bonifacio toujours impressionnant perché sur son rocher calcaire.

 

En fait à l'ère du GPS il n'y a pas de difficulté particuliète pour faire les changements de route nécessaires afin de se faufiller entre les cailloux mais j'imagine l'exercice avec compas de relèvement et sans doute radiophares ... cela devait être un peu plus stressant. Pour ma part j'ai loupé un allignement indiqué sur la carte, j'ai eu beau écarquiller les yeux je ne l'ai pas repéré mais avec un GPS dernière génération on se positionne à 4 mètres près, ça aide!






Nous nous retrouvons donc sans souci sur la côte orientale dont l'aspect est fort différent et après une petite remontée vers le nord nous aboutissons à Porto Novo.

Détrompez-vous il ne s'agit absolument pas d'un port mais d'une baie juste au sud de Santa Giulia, pas une habitation et un décor de rêve, l'eau y est si claire (voir la photo des poissons) qu'on hésite à croire le sondeur qand il nous indique que nous mouillons par 4 mètres de fond ainsi que le thermomètre qui indique une température de plus de 24°C.




Nous avions prévu une halte d'un jour et voilà 3 jours que nous y sommes, il va bien falloir quitter un jour cependant et ce n'est pas le ravitaillement qui va nous y contraindre car nous sommes à 2,5 Mn de Santa Giulia et avec l'annexe on a vite fait de refaire le plein de nourriture et de boisson.

Navigation 6 heures pour 25 Mn

Dimanche 5 juillet 2009

Il est temps de remonter vers le Nord en longeant la côte Est, cette nuit le vent passait du calme absolu à des rafalesde 6 à 7 et la météo annonce un coup de vent dans la partie Sud de l'île pour demain. Solenzara est un port déjà suffisament au Nord pour éviter le coup de vent annoncé. Par chance au moment où nous sommes prêt à relever l'ancre il y a une accalmie, une demi-heure plus tôt un de nos voisins a mal réussi l'opération et le voilà en mauvaise posture près des rochers son ancre étant coincée. Un autre voisin avec combinaison de plongée vient à son aide et il peut se dégager en abandonnant son ancre! L'accalmie pour nous se poursuit et nous nous dépéchons de mettre le maximum de distance entre les Bouches de Bonifacio et nous. Finalement nous arrivons tout au moteur, ouf près des Bouche force 5 à 6 est annoncé.

Navigation 6 heures pour 26 Mn

Lundi 6 juillet 2009.

Aujourd'hui le but est Camporolo, sur cette partie de la côte il n'y a pas d'abri convenable et le paysage est assez monotone, une plage sur des dizaines de milles entrecoupée quelque fois par l'embouchure d'une rivière, comme partout en Corse la moindre élévation de terrain est ornée d'une tour génoise.

Le vent brille par son abscence une fois de plus et les quelques souffles dont nous bénéficions sont trop près de notre route que pour justifier l'envoi des voiles, on envoie cependant la grand-voile pour faire de l'ombre ... il fait étouffant. Il est clair qu'en Méditerranée un bon moteur se fait indispensable, le nôtre est neuf (2 ans) c'est un Yanmar 1GM10 et tourne comme une horloge avec une consommation de fuel d'1L/H. Accessoiremnt il recharge les batteries avec son alternateur de 35 A/H, Magalin est équipé de 2 batteries de 75 A/H chacune dont une que je réserve pour le démarrage du moteur et bien m'en à pris. Je ne me rendais pas compte de la gourmandise d'un PC portable que j'alimente avec un convertisseur 12 V/220 V lorsque je suis à l'ancre, il m'en a vidé une en quelques heures et si je n'avais pas préservé la deuxième j'eus été bien embêté. Bien sûr Yanmar fourni une manivelle et j'ai essayé en décompressant pour lancer le moteur mais dès le décompresseur désactivé impossible de passer la compression ... à moins d'être un Sumo sans doute!

Navigation 9 heures pour 37 Mn

Mardi 7 juillet 2009.

Du SW 2 à 4 cela devrait être sympa pour rejoindre Bastia mais en fait on n'a pas eu grand chose et la grand-voile collabore faiblement avec le moteur plein vent arrière. Une émotion sur ce trajet on rencontre un pédalo avec tobogan à 2 milles des côtes, on appréhende le fait qu'il y ait quelqu'un à bord mais en s'approchant nous constatons qu'il n'en est rien, tant mieux. Un petit exercice VHF s'en suit pour prévenir le CROSS par un pan pan sur le 16 mais on ne reçoit pas de réponse, encourageant s'il devait s'agir de quelque chose de plus sérieux. Par portable (1616) on prévient le dit CROSS en indiquant la position et on me demande "c'est dans quel département?" En fait le 1616 c'est pour le continent, la Corse c'est un autre n° mais il vont prévenir leurs collègues. Peu après je suis appelé sur mon portable pour me demander si je peux le remorquer, négatif il me reste 20 milles à courir jusque Bastia et je me vois mal entrer dans le port avec cet engin de foire comme s'il s'agissait de mon annexe, ok il vont s'en occuper et me remercie pour mon intervention.
En fait nous ne sommes pas à Bastia même mais à un port 1 Mn plus au Nord (Toga) qui a réputation d'être mieux protéger.

 


En tous cas le personnel y est des plus charmant, nous ne sommes pas amarré loin de la capitainerie mais pour y aller il faut faire tout un tour et c'est là que se trouvent les pompes à carburant. Le problème a été vite résolu, j'y ai été à pied à vide et on m'a reconduit jusque Magalin avec la pilotine, le plein fait.

Navigation 6 heures pour 24 Mn

Samedi 11 juillet 2009.

Macinaggio, voici une petite étape que nous qualifierons "de positionnement", il est temps en effet de songer au retour sur le continent et donc d'effectuer la traversée. Autant que celle-ci soit la plus courte possible et Macinaggio est le port le plus au Nord de la Corse du côté Est à 5 milles à peine du cap Corse. Nous jetons un dernier regard sur Bastia. Le vent encore une fois est faible mais il faut dire que dans ces parages on aime autant qu'il en soit ainsi et le départ se fait sous grand-voile et moteur. L'étape est courte et le vent se lève un peu, on n'est pas pressé et pour la dernière heure de route nous navigons sous grand-voile et génois, plus de bruit de moteur cela fait du bien. En chemin l'AIS nous signale un risque de collision, quelle surprise il s'agit du "Danielle Casanova" le ferry qui a ramené Anne à Propriano il y a 15 jours, on ne sénerve pas il va passer à 0,3 Mn de nous.

 

 

 

Ici encore très bon accueil et une côte à déguster des yeux ... sans modération.

Navigation 4 heures pour 15 Mn

Dimanche 12 juillet 2009.

Départ pour le continent, inutile de partir tôt de toutes manières il nous faudra environ 24 heures et quoi qu'on fasse il y aura une nuit en mer, les amarres sont larguées à 8 heures avec comme objectif Beaulieu Sur Mer.


Il y peu de vent et le moteur est encore sollicité mais c'est très bien ainsi car le Cap Corse a vraiment mauvaise réputation. Nous arrivons assez vite à l'extrême Nord de la Corse c'est à dire à l'Ile de la Giraglia célèbre pour être la marque de parcour de la légendaire course du même nom. Malgré le vent faible la mer est assez secouée et j'imagine que par vent fort cette marque doit être assez difficile à négocier.

La côte Corse met des heures pour s'effacer du paysage, la mer reste plutôt mal pavée mais un petit vent s'installe ce qui nous permet de naviguer sous grand-voile et génois et cela sera ainsi jusqu'au lendemain, alternance de voile et de moteur avec une finale à la voile ... merci! A chacun son truc, pour se tenir éveillé la nuit Anne se gave de thé et pour ma part je suis un adepte de la "minute soupe" allez comprendre.

 

Beaulieu mérite bien son nom, la baie est superbe, le port à ceci de particulier que l'entrée est barrée par une jetée qui protège bien le port de la houle et suivant le tirant d'eau on emprunte l'entrée Nord ou l'entrée Sud. C'est aussi un port très demandé et pour cause, la nuit pour un Sangria c'est 12 euros électricité et douches comprises, les installations sont parfaites, le personnel est super accueillant, pour moi c'est le champion de cette croisière.

 

 

 

Evidemment nous avons dû patienter près d'une heure devant l'entrée avant qu'ils nous dégottent une place ... par miracle!


 


La ville est sympa, agréable à visiter mais pas exceptionnelle, j'y ai vu cependant une ancre grecque datant du VI iéme siècle avant Jésus Christ (en bois avec un jas de pierre) repêchée dans la baie et qui date de la fondation de Beaulieu. Nous avons trouvé un pêcheur qui vendait du poisson frais sur le port et nous en avons profité pour nous faire une petite grillade ... Magalin est bien équipé!

Navigation 25 heures pour 110 Mn

Mercredi 15 juillet 2009.

A partir de maintenant nous allons nous déplacer vers l'Ouest car il est temps de songer à rentrer au bercail. Dans un premier temps nous envisageons de relâcher dans la baie d'Agay, le vent n'est toujours pas de la partie et le moteur est à nouveau solicité, la mer quant à elle a gardé en mémoire le force 6 de la veille et elle est mal pavée. La baie de Nice est interminable et la ville est gigantesque, la piste de l'aérodrome est en bordure de mer et pendant plusieurs heures nous pouvons voir l'aterrissage et le décollage des avions qui se suivent à 5 minutes d'interval, les riverains doivent apprécier!

Le vent se lève un peu mais est plein vent arrière et afin de s'aider d'une voile nous optons pour l'envoi du génois plutôt que la grand-voile avec laquelle on risquerait des empannages involontaires. On est secoué mais nous avançons bien aussi nous décidons de poursuivre plus loin que le but initial et finalement nous relâchons à Saint- Raphaël au port de Santa Lucia. L'entrée du bassin Sud n'est pas vraiment délicate, il suffit de se faufiler entre deux îlots appellés Chien de Terre et Chien de Mer.

Navigation 7 heures pour 29 Mn

Jeudi 16 juillet 2009.

La progression vers l'Ouest se poursuit, c'est au tour de Cavalaire d'être notre cible. C'est un port que j'aime bien car il y à quelques années nous y avons été bien aidé lorsque que Magalin a fait semblant de couler en embarquant quelques centaines de litres d'eau, prévenue par VHF nous avons été pris en charge dès notre entrée dans le port par la capitainerie, les pompes de cale électriques et manuelle en pleine activité. En fait plus de peur que de mal, aussitôt le moteur arrêté plus d'entrée d'eau, c'était le syphon du sytême de refoidissement du moteur qui était fêlé.

En méditerranée c'est souvent ainsi ou il y a trop de vent ou il n'y en a pas assez, une fois encore aujourd'hui nous sommes dans la deuxième situation mais cela va changer car nous venons de capter la méto sur la VHF et demain après-midi on bascule dans la première situation. Notre objectif pour ce jour suivant étant Hyères où nous devons rencontrer des amis nous prenons la sage décision d'avancer jusquà Bormes-les-Mimosas. Ici aussi l'accueil est parfait et nous ne sommes plus qu'à 12 Mn de Hyères.

Navigation 7 heures pour 28 Mn

Vendredi 17 juillet 2009.

Dès proton minet nous sommes sur le pont, il s'agit de devancer le vent fort promis par le BMS de ce matin, à partir de ce midi cela risque de devenir chaud! Les amarres sont larguées à 7 heures, le vent est faible pour l'instant et droit devant nous sommes donc toujours au moteur. Nous passons au large du Fort Brégançon protégé par une zone interdite balisée mais pas de pavillon national hissé sur le bâtiment ... sans doute inoccupé pour l'instant. Vers 8h30 le vent se lève droit devant nous bien entendu et la mer se forme mais encore rien d'alarmant.


Pour nous distraire, dans la rade d'Hyères, l'armée nous offre un petit spectacle de transfert d'un homme se trouvant sur une vedette sur un hélicoptère et vice versa. Il doit s'agir d'un exercice car l'opération est répétée un grand nombre de fois dans un sens puis dans l'autre. Il faut dire que le pilote maîtrise parfaitement le sujet car l'hélico parvenait à rester exactement à la même vitesse que la vedette.

 

Pour notre arrivée à Hyères le comité d'accueil est présent, amarré devant la capitainerie ce sont les embrassades mais on doit prendre notre place au bassin des dériveurs où la sonde indique néanmoins 2,5 mètres.Nos amis nous aident pour amarrer Magalin car comme prévu le vent monte en







puissance et le travail fait notre ami Gilbert Vassart reste admiratif devant notre petit Sangria. Entre-temps le vent est passé à force 6 -7, je crains que nous resterons plantés ici quelques jours.

Navigation 3 heures pour 12 Mn

Lundi 20 juillet 2009.

Une fois de plus la Méditerranée est fidèle à sa réputation, aujourd'hui après 2 jours de piaule on passe à la pétole mais il faut avancer vers Bandol et le moteur est à nouveau sollicité. Le paysage bien entendu est superbe, nous empruntons la petite passe entre Porquerolles et la presqu'île de Giens en laissant sur tribord l'île du Grand Ribaud, on apperçoit le port du Niel tout au Sud de la presqu'île.

 

 

Ce peu de vent à au moins le mérite de nous faire passer le cap Sicié sans soucis et nous saluons au passage les rochers des Deux Frères qui orne ce cap.

 

Après avoir viré la cardinale ouest des Magnons nous remontons quasiment plein Nord pour arriver à Bandol en laissant sur babord l'île de Bandor et bien entendu la marque de danger isolé qui est proche de l'entrée du port. Bandol escale agréable mais les installations sanitaires bien en dessous de ce que l'on peut espérer pour un port de plaisance de cette importance.

Navigation 6.5 heures pour 26 Mn

Mardi 21 juillet 2009.

Nous voici partis pour Sausset les Pins, la météo annonce force 3 à 4 Est à Sud-Est mais la crise a frappé là aussi sans doute car si la direction est bonne l'intensité est bien moindre. Nous sommes cependant plein vent arrière et la grand-voile aide le moteur, grand-voile qui sera remplacée assez rapidement par le génois sans moteur car la mer est un peu désordonnée et l'empannage involontaire est au programme surtout sous pilote automatique.

La côte défile avec ses points caractéritiques comme La Ciotat et le Bec de l'Aigle suivi de Cassis au fond de la baie du même nom. Nous nous dirigeons vers les îles du Sud de Marseille avec l'intention de passer entre l'ile de Jarre et le continent ce qui ne présente aucune difficulté lorsqu'il n'y a pas trop de vent.

 

On ne peut pas dire que la veille soit très attentive aussi sommes nous surpris de nous trouver nez à nez avec un voilier remontant au près au niveau des îles, il a fier allure avec ses voiles en mylar réglées au millimètre et les équipiers au rappel dans les passes-avant ... et pour cause ils sont une vingtaine du même type à régater et à remonter au vent jusque je ne sais où, je crois que nous venons de croiser "Le Tour de France à la Voile!" et nous nous sommes appliqués à ne gêner personne.

 

Pour notre part les îles passées on avance bon train vers Sausset toujours sous génois seul, il s'agit d'une étape importante car nous y avons rendez-vous avec Jean-Pierre Mazui qui détient le "Livre d'Or", OK Jean-Pierre nous fait la surprise de nous rencontrer en mer à la barre de Hann 3.

 

 

 

 

Mais pour les deux jours qui suivent au moins on sera ici car le vent a repris de la vigueur et souffle à force 7 ce qui n'empêche pas les marins de demain de faire leurs premières armes avec des "Optimist sous voilure réduite dans le port bien abrité.

Navigation 7 heures pour 32 Mn

Vendredi 24 juillet 2009.

Du vent variable force 1 à 3 pour la traversée du golfe de Fos, il n'a pas bonne réputation mais il ne faut pas non plus en faire un obstacle difficile à franchir. Il faut reconnaître que le paysage n'est pas idyllique avec les raffineries qui ornent ses côtes et qui polluent généreusement l'atmosphère, le corrolaire de tout cela c'est un trafic intense de tanker dont il faut éviter la trajectoire. Rien d'impossible et avec un compas de relèvement on se tire facilement d'affaire quant au bien heureux qui comme Magalin depuis cette année possède un AIS c'est presque un plaisir!

Il faut ajouter qu'à moins de rentrer dans le golfe pas d'abri non plus jusqu'aux Saintes-Maries de la Mer. Le vent nous a fait la grâce de se manifester quelque peu au moment où nous entamions la traversée aussi la grand-voile a été envoyée pour aider le moteur mais la manoeuvre s'est soldée par un échec car les rivets retenant la poulie de renvois de drisse sur le mât ont cédé et nous avons envoyé le génois pour remplir ce rôle. Une réparation provisoire a été faite, cela est moins esthétique mais tout aussi efficace.

Navigation 7.5 heures pour 33 Mn

Samedi 25 juillet 2009.

Et la météo nous permet de poursuivre avec pour objectif Palavas les Flots où nous avions espéré rencontrer Jean-Michel et Josy Houpiez mais cela ne sera pas possible car ils sont sous d'autres cieux. Il nous faut pour cela longer cette interminable Camargue, je mets à tout hasard une photo où sans doute vous ne verrai rien, rassurez-vous on n'a rien vu non plus! Le vent lui n'est pas collaborant debout et assez fort ce qui nous incite à prendre un ris dans la grand-voile, à oublier le génois et à solliciter une fois de plus le moteur.

 

 

 

 

Le voyage n'est pas perdu pour tout le monde, une libellule s'installe sans vergogne sur l'épaule d'Anne ... un voyage gratos cela ne se refuse pas!

 

Au passage on ne peut manquer la Grande Motte avec ses immeubles tout à fait caractéritiques on aime ou on n'aime pas les formes pyramidales! On arrive à Palavas assez tôt, la capitainerie contactée par VHF nous indique immédiatement l'emplacement qu'on nous attribue, tout est bien indiqué ... facile.

 

Navigation 6 heures pour 25 Mn

Dimanche 26 juillet 2009.

Ok encore une étape que la météo nous permet de faire dans la foulée et avec une aide moteur comme d'habitude. Valras sera notre dernière étape avant de rentrer au bercail. Nous évitons soigneusement les zones interdites et passons au large de Sète qui nous offre le merveilleux décor du mont Sainte Victoire. Le vent fait quelques caprices mais pas trop de cadeaux aussi restons nous au moteur avec grand-voile et parfois génois lorsque cela apporte un petit plus dans la progression. Les deux dernières heures de navigation peuvent se faire avec grand-voile et génois moteur éteint ... on ne s'en prive pas! A Valras bon accuei comme chaque fois mais reconnaissons que le cat-way proposé n'était pas vraiment praticable!

Navigation 8.5 heures pour 37 Mn

Lundi 27 juillet 2009.

La météo continue à être assez optimiste et nous en profitons pour effectuer cette dernière étape qui nous ramène à Barcarès le port d'attache de Magalin. La sortie de Valras a été un peu délicate car le vent avait soufflé droit dans l'axe de la sortie toute la nuit et les vagues étaient très formées, moteur quasi à fond et en prenant bien garde d'attaquer les vagues à la perpendiculaite nous avons pu prendre le large. Avant de faire route sur Barcarès il fallait virer un bouée cardinale Est à 5 miles de notre point de départ afin d'éviter une zone interdite, vu l'état de la mer nous naviguons sous génois seul bien qu'à posteriori je me dis que nous aurions pus envoyer la grand-voile aussi. Cette bouée virée la grand-voile est envoyée, tout se passe bien jusqu'à hauteur de Port la Nouvelle où le vent nous lache une fois de plus et nous poursuivons donc avec grand-voile et moteur. On s'en fait une raison, la fin du voyage se ferra dans la pétole, c'était sans compter avec le comité d'accueil du Roussillon, à 5 milles de Barcarès et en 5 minutes nous voilà dans du 7 à 8 vent de travers heureusement et heureusement aussi Magalin est équipé de ris automatiques ce qui nous permet d'en prendre un assez facilement. Mais il va falloir envisager l'accostage dans ces conditions, le vent nous poussera sur le ponton en béton et aucune amarre n'est à poste car toutes emportées pour notre croisière. Nous préparons une garde montante avec mousqueton rapide à crocheter en bout de cat-way, la manoeuvre est expliquée point par point à l'équipage ... peine perdue le vent est parti comme il était venu et l'accostage s'est effectué sans difficulté.

Navigation 6 heures pour 29 Mn

Epilogue.

Ce fut une belle croisière avec 920 milles nautiques parcourus, il ne faut pas croire qu'il s'agit d'un exploit ceci est à la portée de n'importe qui d'entre-vous pour autant qu'il se prépare lui et son Sangria à un tel périple. La couverture météo de nos jour est très fiable sans jamais être une vérité absolue, pour ma part je m'y fie beaucoup tout en sachant que je suis armé mentalement et Magalin matériellement pour affronter beaucoup plus que prévu.


Le skipper de Magalin

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Magalin à la rencontre des Sangria de la méditerranée.

J'ai envisagé un petit périple en solitaire le long de la côte méditerranéenne française à la rencontre des membres de notre association. J'ai donc envoyé un email à toutes les personnes inscrites sur le site afin de leur proposer de faire escale dans leur port d'attache s'ils étaient disponibles. J'ai reçu quelques réponses et si elles n'étaient pas nombreuses les rencontres que j'ai pu faire ont été de qualité. Je remercie donc  Jean-Claude Bedora à Gruissant, Jean-Pierre Mazuy à Saucet les Pins et Martine et Richard Gault à Toulon pour l'accueil qu'ils m'ont réservé. Je regrette que Pascal Gérard de Martigues n'ait pas pu solutionner à temps son problème professionnel car nous avions envisagé de nous rencontrer quelque part à l'Est de Marseille. Je regrette aussi que Gilbert Corbières n'était pas à Gruissant lorsque j'y suis passé et il en va de même pour Eric Simon à Port Camargue mais tous les deux m'avaient prévenu de leur absence. Il y a ceux qui n'ont pas répondu à mon email tout simplement parce qu'ils n'étaient pas en contact avec leur messagerie à ce moment et finalement ceux qui n'avaient ni l'envie de me rencontrer ni l'envie de répondre, c'est leur droit et je ne leur en veux pas. J'ai aussi rencontré quelques amis qui n'ont aucun lien direct avec les Sangria mais le bilan de cette escapade est très positif pour moi.
De ce périple vous avez eu quelques échos sur le blog des Sangria en méditerranée grâce  à la bonne gestion du responsable Gilbert Corbières.
Il m'a semblé qu'il n'était pas inutile de faire une synthèse de cette croisière et de ce qu'elle m'a apporté. Tout d'abord le temps qu'il faut pour effectuer un parcours peut facilement être augmentée de 50 % pour peu que la météo ne soit pas trop collaborante, ce qui a été le cas, pour le reste il faut être prudent, sûr de soi et de son bateau. On apprend beaucoup à rencontrer les gens ainsi par exemple j'ai appris que les réflecteurs radars du type tubulaire(les autres n'en parlons pas!)  sont d'une efficacité toute relative, ils ne sont vus au mieux qu'à trois milles nautiques et vous pensez bien qu'un cargo de je ne sais pas combien de tonnes ne change pas de route comme notre Sangria et … bang on passe à la moulinette. L'information ne vient pas de n'importe qui mais d'un responsable radar en fonction il y a encore un mois sur un navire de la marine nationale!
Il y a le hasard qui fait bien les choses, durant mon périple je reçois sur mon PC portable une demande de précision concernant un article que j'avais écrit dans la rubrique bricolage du site des Sangriamed concernant "Un capot de roof qui glisse en douceur" et je fournis le renseignement. Au retour, en escale à Séte un monsieur que je ne connaissais pas vient me remercier pour ma réponse à ce sujet, il s'agissait d'Emmanuel Fernandez skipper d'Idefix basé à Saint Cyprien, il était en ballade sur la jetée et avait repéré un Sangria du nom de Magalin … moralité naviguez vous finirez toujours par rencontrer un autre propriétaire de Sangria!
Il y a aussi comme vous vous en doutez quelques anecdotes amusantes comme celle de la réduction de voilure de 24 m² fait en 2 secondes, qui dit mieux? En fait alors que sur la dernière étape du retour entre Gruissan et Barcarès je naviguais vent de travers à 4 noeuds toutes voiles dehors la manille du point de drisse du génois a cédé et celui-ci est parti illico à l'eau mais a été récupéré sans difficulté. Encore plus "con", je suis revenu à Barcarès, tout est en ordre et je vais quitter Magalin mais où sont les clefs pour fermer le bateau et sortir du ponton???  La dernière utilisation de ce trousseau de clefs c'est à Sète. Fouille complète du bateau et quand je dis complète c'est complète … il a été remis en ordre de la proue à poupe mais toujours pas de clefs, par contre la découverte d'un œuf pourri qui date des Baléares et donc d'il y a deux mois … il me semblait bien que l'odeur à l'intérieur n'était plus vraiment celle de l'air pur du grand large! Je me résous à aller chercher un autre cylindre pour le panneau descente et demander à la capitainerie une autre clef magnétique. Bingo, en me penchant pour sortir je vois au fond d'un des goussets de manivelle de winch les clefs en question … 2 heures de perdues avant de rentrer à la maison!
Au cours de ce petit périple en tant que solitaire j'ai pris assez peu de photos trop occupé sans doute à tracer ma route au mieux ou quelques fois trop occupé à tenir la barre par vent arrière assez fort là où le pilote automatique demande grâce ou enfin en négociant le cap Sicié au près en tirant des bords avec quelques vagues qui viennent à l'abordage et qui auraient vite fait d'assassiner mon appareil photo.

Mais en voici quelques unes:

Avec un Sangria au mieux de sa forme on peut passer au travers de pas mal de chose mais je pars du principe que si je m'y trouve j'assume et dans les autres cas je ne vais pas m'y mettre! A gauche force 8 aux Saintes-Maries-de-la-Mer et à droite force 8 à la Ciotat, dans les deux cas 3 jours à attendre que cela passe.

 

Le golfe de Fos voilà bien une zone que je n'aime pas trop, la côte est loins d'être géniale et quel trafic. Il avait plu quelques jours avant et le Rhône déversait encore des alluvions en mer ce qui donne lieu à cette image un peu curieuse d'une séparation nette entre mer bleue et mer chargée de boue (photo de gauche), mais il suffit de lever les yeux pour voir le ciel bleu décoré de nombreuses traces, du coté de Marseille dans les airs aussi il y a cohue (photo de droite).

 

 

 

 

 



Par beau temps il est facile de passer entre l'île Jaron et le continent ce qui raccourci beaucoup la route

 

 

 

 

 

Et lorsque Mistral ou Tramontane nous propose un coup de vent le petit Sangria trouve toujours à se faufiler comme ici au vieux port de La Ciotat où j'ai trouvé place sur un quai de 30 mètres plein à craquer. Deux jours après mystérieusement j'étais seul sur ce quai ??? On avait oublié de me signaler l'arrivée d'une unité qui allait à elle seule utiliser cet emplacement et j'ai dû me déplacer en catastrophe pour laisser place à ce mastodonte.

Bon vent à vous.

Le skipper de Magalin

 

 

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Un petit récit d'une mésaventure qui pourra peut-être en éviter à d'autres par Stan Werner. 

Nous sommes sortis ce 15 juin 2008, le jour de la fête des pères.  Départ du port de Miramar avec pour destination la très belle crique de l'Estagnole pour déjeuner et se baigner.  La météo annonçait force 5-6.  Les deux voiles étant sous enrouleur, je ne crains pas une bonne brise malgré un équipage inexpérimenté. Durée prévue de la navigation 30 à 40mn.  Nous décidons d'appareiller vers 11H00 du matin.  Au largue, nous arrivons assez vite à notre destination sans aucun problème.  Sauf que la crique est exposée à la houle. Nous avons des  difficultés à mouiller. En quittant la crique après un déjeuner très mouvementé et fort désagréable,  je suis obligé de remonter l'ancre moi même mon équipière n'y parvenant pas.   Je retourne vite à la barre pour mettre la gomme et sortir de la crique.  Sous le stress (et la mauvaise digestion !)  je décide d'empanner pour éviter de nous rapprocher de trop près des cailloux près de la sortie.  Avec deux ris et demi (enrouleur) dans la grand voile et pour ne pas tout arracher, je tente de retenir sans grande persuasion le palan de grand voile avec ma main en le prenant près de la bôme.  La force, inattendue, me projette sur la barre franche.  Celle ci se casse nette en deux.  Heureusement, la casse a laissé un moignon de barre qui me permet de diriger le bateau malgré le vent qui est maintenant autour de 30 noeuds.  Je réduis la toile pour mieux équilibrer le bateau et réduire la force nécessaire pour barrer avec ce petit bout de bois qui dépasse et qui du coup ne fait quasiment pas effet de levier sur le gouvernail.  Nous rentrons au près serré jusqu'à Miramar sans encombres et assez tranquillement malgré les douches d'embruns régulières qui amusent même femme et enfants !

Ce qui je retire de cette expérience. 

1) ne pas mouiller dans une crique ou la houle et le vent vous pousse vers le fond. Même si c'est le plan, même, si vous avez très faim.
2) sortir très largement de la crique au moteur avant de hisser les voiles.  J'aurais du laisser plus de marge. J'aurais ainsi évité l'empannage.
3) la barre s'est cassée laissant à peux près 20cm dépasser de l'équerre en inox fixée à la mèche du gouvernail.  C'est une chance.  Un peu moins et il aurait fallu très rapidement défaire les boulons retenant le reste de barre de manière à y fixer un petit bout de chaque coté pour barrer.  Pas facile à faire dans une situation d'urgence.  Ce qui nous a épargné de plus gros problèmes, c'est que le boulonnage de la plaque de fixations du pilote automatique était sur l'extrémité de la barre.  Donc, logiquement, c'est à ce point faible qu'elle a cassé, et non plus près de la mèche.  C'est un bon montage. En plus, il demande moins d'effort au pilote car à cet endroit, l'effet de levier est optimum.

Bonnes navigations,
Stan.

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Olivier Jean, quelques jours au Frioul avec Samoa (Avril 2008)



Me voilà enfin en vacances quelques semaines, j’en ai profité pour refaire une beauté à SAMOA avant de passer un week-end aux îles du Frioul. Malheureusement le vent n’était pas au rendez-vous et c’est donc sous voiles et au moteur que nous avons parcouru les 21 M qui séparent Fos sur Mer du Frioul. Nous avons mis 5h pour enfin jeter l’ancre dans une petite crique pour y déjeuner.




Après avoir essayé quelques esches sur les fonds rocheux, nous levons l’ancre pour faire le tour des 2 îles qui composent le Frioul, l’île de Pomègues et de Ratonneau pour y trouver la crique propice et peu encombrée afin d'y passer la nuit.

Il n’est pas prévu de vent pour cette nuit mais mieux vaut être à l’abri. Nous passons devant le Château d’if qui a été rendu célèbre grâce à Alexandre Dumas avec le Comte de Monte Christo. Le trafic est très dense entre l’île d’If et le Frioul, il faut être aux aguets pour éviter les plaisanciers de tous types, les navettes qui font la traversée du vieux port au Frioul et les gros navires de croisière. Tout ce beau monde se croise dans un ballet incessant jusqu'à la tombée de la nuit.


Nous choisissons finalement une grande anse près d’une ferme aquacole sur l’île de Pomègues. Cette anse appelée ‘Port de Pomègues’ est réputée pour être abritée de tous les vents, puis la vue face à Marseille et la Bonne Mère est unique.

 

Une dizaine de bateaux étaient ancrés là, puis petit à petit, nous n’étions plus que trois voiliers prêts à passer une bonne nuit dans le calme. Malgré la nuit tombante, il fait encore 12°, ce qui est très agréable.










Après une bonne et douce nuit, les premiers teuf- teuf des pêcheurs au loin, nous réveillent vers 5h du matin. Puis finalement on se rendort encore un peu. Petit déjeuner tranquille, il est 9h.
Les premiers bateaux arrivent et laissent prévoir beaucoup de monde dans chaque crique. Nous profitons d’une petite risée d’environ 10 noeuds de sud est pour lever l’ancre.
C’est très agréable de naviguer dans la rade de Marseille, il y a des régates, des pêcheurs à la palangrotte, des plongeurs. Bref, tout ce qui flotte se trouve sur le plan d’eau. En dépassant les îles du Frioul, le vent semble nous quitter, je décide donc de mettre le moteur en route, après quelques minutes, une épaisse fumée sort du carré, le moteur tousse, je saute à l’intérieur du carré et enlève aussitôt le panneau de protection du moteur et là je vois le tuyau d’aspiration d’eau qui pend et l’eau qui gicle par terre. Vite je de mande à Chantal d’arrêter le moteur, une forte odeur de caoutchouc brulé envahit le carré. Nous voilà dans de beaux draps. Le vent tourne sud ouest avec environ 13 nœuds, malgré les longs bords à tirer pour passer le Cap Couronne, on y arrive au bout de quelques heures. Puis à nouveau le vent tombe complètement. Avec plus de moteur, nous voilà bien embêtés pour rentrer, il nous reste encore 7M.

Puis la chance nous sourit quand apparait ‘La Flâneuse’ magnifique Tartane de 18m qui nous vient en aide et nous remorque jusqu’au port de Port de Bouc. Jamais SAMOA n’est allé aussi vite, plus de 8noeuds.
Les 100CV de ce bateau école de voile qui effectue un périple jusqu’à Barcelone en amenant à son bord des jeunes venus de plusieurs pays Européens nous a sortit d’une belle galère.
Aujourd’hui le moteur Yanmar 8Cv de SAMOA est réparé, la turbine à eau a été changée ainsi que le tuyau d’échappement qui avait cloqué à l’intérieur en chauffant. Il m’a été conseillé de changé cette turbine tous les 2 ans maxi, car les ailettes en caoutchouc durcissent avec le temps et se cassent. Rien de bien grave, en tous cas, nous avons pu faire connaissance avec les membres de cette association qui organise de superbes évènements de voiles traditionnelles. http://www.capmarseille.com/accueil.htmlUn superbe week-end, que même une panne n’a pas gâché. Un conseil, ce n'est pas de trop d’avoir une turbine de secours, c’est assez simple a changer, je le sais maintenant.

 

Olivier Jean et Chantal

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Petite ballade de Samoa en février 2008.

Bonjour à tous et toutes,
Voici quelques images d'un petite ballade courant février 2008. Honnetement on se serait cru au printemps. Le vent fait défaut, mais cela permet d'effectuer quelques réparations
et de profiter d'un temps superbe pour un petit pique-nique dans la anse de la gracieuse à Port Saint Louis du Rhône. J'espère que tous les équipages profitent de ce beau temps.
Queques photos de Samoa et de ma compagne Chantal et une de moi qui en profite pour tester la nouvelle annexe.
Bon vent et à bientôt.

Olivier, skipper de Samoa.

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Jacqueline et Daniel ... SACRE VOYAGE


Ce récit est à associer avec celui de la croisière 2007 de Corbières IV

Après le récit de Gilbert, on pourrait penser que tout s'efface et que l' on retrouve quasiment instantanément cette même envie de naviguer, qu'au départ de notre aventure, eh ! bien non, d'une part parce que les comptes ne sont pas soldés avec nos prédateurs, avec peu d'espoir pour qu'ils le soient un jour , et d'autre part la déception de ce voyage que nous avions préparé, et qui s'est achevé comme vous savez,et consciemment ou non d'être à l'origine de ce ratage pour Marie et Gilbert.....

 

 

 

 

Imaginez, le projet n'était évidemment plus le même,comparer les calanques de Marseille, ou l'île de Porquerolles, avec le phare de Port la Nouvelle, avec tout le respect que je dois à mon environnement habituel, ce n'est pas la même chose, et c'est évidemment moins bien.

 

Pour en terminer avec les états d'âme, d'un plaisancier dépité, sans oublier Jacqueline, la cerise sur le gateau s'est présentée sous la forme d' une belle facture.

Il reste maintenant un an pour fourbir un nouveau projet, à réussir sans modération.

 

 

 

Maintenant, la partie la plus agréable pour moi reste, les remerciements que j'adresse à vous tous, pour votre solidarité et votre gentillesse, les Gilbert, Raymond, Cristophe Carlos et Monsieur Carlos père, Jean Louis, j'espère n'oublier personne, et si vous passez par Port la Nouvelle, prévenez moi,et surtout accostez.

A bientôt

DANIEL QUELIN

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Gilbert, Marie-Claire et « l’Effet Papillon »

 

Daniel, Jacqueline – équipage de « JACDAN » basé à Port la nouvelle et nous, Gilbert et Marie-Claire - équipage de « CORBIERES IV » basé à Gruissan préparions ce voyage depuis la fin de l’hiver.


 

 

Nous rendre au-delà des îles de Porquerolles, en prenant tout notre temps, en était le but initial, tout en passant par Marseille et ses calanques…
Rien d’extraordinaire un petit voyage tout simple dans son but et dans son idéal…

 

 

 

Nous savions que la météo pouvait nous jouer des tours, raccourcir notre voyage ou éventuellement le rallonger, nous avions bien intégré cela, «  aller jusqu’ou le vent nous porterai », mais nous ne pouvions imaginer qu’un accident qui allait tout changer se produirait une paire d’heures avant notre départ.


A Port la Nouvelle, une péniche du canal du midi, de la société «  Connoisseur », aux dires de certains témoins, a arraché le moteur hors-bord de « Jacdan » en manoeuvrant entre deux pannes dans le bassin du Port, ce qui leur est formellement interdit… Malgré nos recherches tout le long du canal de la Robine, Daniel n'a jamais retrouvé les intrépides et courageux pirates d'eau douce qui avaient pris à l'abordage son petit Sangria. Heureusement le moteur n’ était pas tombé à l’eau, retenu qu’il était par les câbles des commandes à distance, l’axe avait cependant souffert et nécessitait son remplacement par une autre pièce dont le délai de livraison faisait que la croisière tombait à l’eau, c’est le cas de le dire.
Le téléphone s’est aussi tôt mis au travail entres les copains des Sangriamed mais pas de moteur disponible dans une bonne puissance pour « Jacdan ».

Daniel étant cependant sur une piste avec son « mécano », « Corbières IV » faisait donc le premier de ses sauts de puces en attendant que le Sangria de Daniel le rejoigne,

d’abord Valras où nous retrouvons « Magalin » et passons la soirée avec son joyeux équipage, Raymond et Anne.
Le lendemain « Magalin » regagne son port d’attache  Port-Barcares et nous effectuons notre deuxième saut de puce vers le Cap d’Agde, le temps est bien meilleur que pour le rassemblement 2007 et nous permets en deux bords très très long - le chemin des écoliers- (30 milles en tout / qui dit mieux pour un trajet aussi cours sur la carte? ) de rejoindre notre deuxième étape tout en attendant Daniel et Jacqueline de "Jacdan" qui semblent avoir enfin trouvé un moteur hors bord adéquat.

 

 

 

 

 

 

 

Nous restons donc en stand-by au Cap d' Agde, ce matin après deux faux départs la veille,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Daniel et Jacqueline sont en mer... Avec nos deux petits vélos pliants offerts par la famille nous partons nous promener tandis que d'autres passent leur journée à vider le port de tout ses poissons, assis en plein sur le panneau " pêche interdite ".


 


Mais hélas pendant ce temps là ...  
le moteur de "Jacdan" que Daniel avait sollicité par acquis de conscience plusieurs milles avant son arrivée au Cap faisait à nouveau des siennes (le moteur avait été loué et "révisé" par un mécano " très sérieux et compétent !!!??? " de Port la Nouvelle - vous le reconnaîtrai facilement il n'y en a qu'un - donc à éviter si vous passez dans ce port).

De fait, le vent forcissant et changeant d'angle, Daniel faisait appel à la vedette de la SNSM qui l’amarrait en une heure après son départ, au quai de la capitainerie...
L' équipage du voilier pouvait enfin laisser remonter à la surface une certaine colère et un soulagement bien visible, le tout s'atténuant rapidement autour d'un repas convivial et d'une bouteille de rosé bien frais.

 

 

Le lendemain,  l'équipage de Jacdan ayant renoncé à poursuivre sur incident technique avec toujours chevillé au corps l’espoir de nous retrouver en cours de route, nous continuons doucettement en espérant qu'ils pourront nous rejoindre très rapidement, nous avançons toujours par saut de puce direction Sète où la queue d'un gros orage nous accueillait allègrement, laissant ensuite la place à un soleil brillant et une atmosphère rafraîchissante...
 

 

 

 

 

 

 

 

Sète, toujours aussi belle et pleine de charme malgré ses chalutiers nerveux et fébriles qui remuent les eaux d'un port de caractère... où l'industriel, le commercial, la pêche et la plaisance se marient à merveille.

Le lendemain toujours un saut de puce jusqu'à Port-Camargue, le moteur hors-bord de "Jacdan" est réparé au Cap d'Agde (aucune révision n'avait en fait été effectuée et les bougies de plus ne correspondaient pas au moteur....)
Communication téléphonique de Daniel " …la réparation sera plus longue que prévue..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons vers les Stes Maries de la Mer, pas très contents, mais nous continuons, la mer et le vent dans le nez nous passons le Petit- Rhône et arrivons dans cette petite merveille où la mer, le mistral et Ste Sarah rythment la vie des chevaux, des taureaux et des habitants  de cette Camargue si fragile et belle à la fois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



C'est la fête Votive, la saison touristique n'a pas encore commencée et nous nous immergeons dans cette vie simple et vraie qui subsiste encore dans le coin des Stes Maries, nous y resterons 3 jours à visiter, à nous baigner dans cette ambiance douce sur laquelle le vent du Sud-Est a soufflé 3 jours sans s'arrêter, maintenant les orages sont là mais toujours pas de bonnes nouvelles de « Jacdan » Le village était très calme...

Après avoir laissé passer les orages de la veille, la météo nous annonçant un jour de Mistral et plusieurs jours de vent d'Est, étant déjà au milieu de nos vacances, ayant toujours malgré tout le regret d'avoir nos amis toujours bloqués au Cap où leur moteur n'est toujours pas réparé ( eh oui, un moteur loué en si bon état...) nous sommes placés devant un dilemme, continuer en prenant le risque d'être à nouveau bloqué plusieurs jours ou rentrer, la prudence ou la raison, qui sait laquelle des deux a joué, nous voilà sur l'eau de très bon matin pour rallier le Cap d'Agde - partis sous un ciel menaçant et un bon force 6 de Nord nous arrivons au moteur …


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Une surprise pour Daniel c'est son anniversaire et nous nous retrouvons dans un resto où l'évènement est dignement fêté …


 

 

 

 

Daniel a retrouvé ses 20 ans, le lendemain son moteur remarche mais la mer est grosse  alors je me promène dans le port du Cap sur mon petit canoë gonflable,

 

 

Le lendemain toutes les conditions sont là, il fait beau, nous faisons sécher le linge et raccompagnons nos amis à leur port d'attache

 

 

 

 

 

Voila comment par enchaînement ce qui devait être une partie de plaisir s'est transformé à cause d'un imbécile avec sa péniche et d'un incapable de mécano en une navigation hasardeuse, lente et inachevée…
La météo n'y est pour rien et c'est des Daniel et Jacqueline forts déçus que nous avons laissés à leur place

 

 

 

 

Nous, nous sommes repartis vers Gruissan où c'est un coup de vent qui nous a bloqué encore quelques jours, nous avons pu naviguer un ou deux jours mais le coeur n'y était plus …

Heureusement, nous avions plusieurs cartes à jouer et comme nous étions de garde de notre petite fille Emma âgée de 7 ans nous l'avons amené jouer sur d'autres eaux que ce soit en rivière ou sur les étangs de la région où nous avons pu enfin nous détendre...

 

 

 

 

 

 

 

L'année prochaine, peut-être aurons nous plus de temps, moins d'aléas...
Pour voyager il faut être libre dans sa tête et de son temps...

Alors encore un an à tenir !
Un an pour un voyage plus long mais je partirai bien avant voir les copains et surveiller les travaux de Raynald…pour jouer en quelque sorte l’inspecteur des travaux finis…

Après plusieurs semaines les mauvais souvenirs s’estompent et il nous reste malgré tout de très bon moments en mémoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous désirez connaître le point de vue de Jacdan je vous invite à lire son récit dans cette même rubrique

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Magalin et Raymond Lecocq au Baléares en 2005

Un périple de 800 Mn dont nous gardons un excellent souvenir.


Sur la carte la trajectoire aller est en rouge et celle du retour en vert, nous sommes revenus des souvenirs plein les yeux et j'en partage ici quelques un avec vous.

15 juin 2005. Départ de Port Barcarès, à 4 heures du matin nous larguons les amarres et faisons route au 150° sous grand-voile et génois vers le cap Creus par un vent NW force 4.

 

 

Pour cette première journée Eole fera montre d'une grande diversité, avec des périodes de calme et du vent plus musclé, du près et du vent arrière. Magalin a suivi le mouvement, au moteur avec grand-voile, grand-voile et génois, grand-voile et génois en ciseaux et sur la fin 1 ris dans la grand-voile et le génois à 70%. Arrivée à Palamos à 21h15.


17 juin 2005. Départ de Palamos à 7h50 avec l'intention de longer la côte jusque El Masnou, le vent est trois quart arrière et nous envoyons le spi. La météo est tentante, du vent portant jusqu'à Minorque et nous ne pouvons résister, changement de cap et droit sur cala Fornell. Une traversée sans histoire avec un spi envoyé et amené quatre fois en fonction de la force et la direction du vent. Arrivée à cala Fornell le lendemain à 9 heures. Après une nuit au port et un plein de provisions nous allons jeter l'ancre dans la baie où nous resterons quelques jours à nous baigner et à nous reposer

 

 

 

 

 


 

Ensuite c'est la descente par petits bons, de port en cala et d'île en île  vers l'île la plus au Sud des Baléares,  l'île de Formentera.

 

Un premier saut de puce au moteur car il n'y avait pas de vent pour arriver à la cala de Addaya, un peu de voile (spi) mais du moteur aussi car le vent reste faible pour arriver dans la baie de Mahon où nous passons la nuit dans la cala Pedreta.
Magalin poursuit sa route, nous passons sur la côte ouest de Minorque en longeant la côte Sud, voile et moteur au menu avec un peu de spi ce qui nous mène à Ciudadela mais le port est bondé et finalement nous passons la nuit dans la cala Santandria amarré à un corps mort.

24 juin 2005, traversée vers Majorque. Départ de la cala Santandria à 7h30 pour le Puerto de Alcudia, alternance de spi, génois et … moteur pour atteindre le but à 15 heures.


Encore une fois sur Majorque nous passons de ports en calas en longeant les côtes dans le sens des aiguilles d'une montre.
Nous quittons Alcudia par un vent de force 2 à 3 au début pour la cala Sa Font mais le vent qui était portant devient vent debout en se renforçant, la mer devient assez mauvaise et on s'aide du moteur pour progresser en étant pas mal secoué. C'est là que nous avons un pépin sérieux, tout à coup le moteur s'est emballé et impossible de l'arrêter en coupant l'accélérateur , la manette stop était inopérante et c'était assez impressionnant. Finalement après quelques manœuvres mécaniques nous arrivons à le faire taire et nous décidons de retourner à Alcudia pour élucider le phénomène, à contrecœur  toutefois et en cogitant ferme concernant l'incident. Nous en arrivons à la conclusion que le moteur tournait sur son huile qui était siphonnée dans le cylindre et on en enlève environ 300 ml puis nous relançons le moteur qui semble être revenu à de meilleurs sentiments.

On fait à nouveau demi tour direction cala Sa Font où nous passons la nuit à l'ancre. Nous avons appris entre temps  que c'est une caractéristique du Yanmar YSB 8 et qu'il ne faut jamais mettre de l'huile jusqu'au niveau supérieur de la jauge!


Un petit saut au moteur nous mène ensuite à la cala Magraner où pendant quelques heures nous avons pu profiter seul de cet endroit idyllique avant que quelques autres visiteurs ne viennent y jeter l'ancre eux aussi. Nous passons alors à l'Ouest de l'île de Majorque par le Sud avec une escale à La Rapita,

 

nous poursuivons ensuite en espérant faire escale à la cala Pi mais nous n'y sommes restés que quelques heures car le vent d'Ouest rendait le mouillage intenable et nous avons appareillé très vite pour El Arenal dans la baie de Palma.

Quelques jours de repos consacrés à la visite de Palma et de l'arrière pays


 

 

3 juillet 2005, traversée vers Ibiza. Départ de El Arenal à 12 heures pour Santa Eulalia  avec du vent cette fois, force 2 à 4 mais … dans le nez et c'est donc grand-voile et génois avec une arrivée à 2 heures du matin le lendemain. Nous avons encore un peu d'énergie en réserve et à 13 heures nous appareillons pour le port d'Ibiza où nous arrivons à 16 heures. Là on est en pleine Jet Set, des gens pas sympas sur des bateaux pas sympas avec un prix pas sympa … 75 euros la nuit sans compter l'eau et l'électricité sur compteur et les toilettes payantes, je vous le recommande c'est la Marina Botafoch, ne cherchez pas on s'est renseigné c'est la moins chère!!!


6 juillet 2005, traversée vers Formentera. On quitte ces lieux malsains pour la baie d'Espalmador au Nord de l'île de Formentera où nous jetons l'ancre à 12 heures, deux bonnes heures de navigation au moteur.

C'est nettement mieux, il y beaucoup de bateaux mais la baie est immense et il y a de la place pour tout le monde. Il y a une curiosité que je n'ai pas manqué d'essayer, il s'agit non loin du rivage d'un gigantesque bain de boue qui est supposé vous redonner force, santé et peau de bébé, ceci attire beaucoup de plaisanciers, je vous laisse juger du résultat!


 

Par contre  il n'y a aucun commerce dans le coin et nous avons donc fait un aller et retour à  La Sabina pour ravitailler avec une nuit passée au port à un tarif équivalent à celui d'Ibiza mais avec un environnement plus agréable comme le marché de nuit.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15 juillet 2005 traversée vers Ibiza. Nous voici sur le chemin du retour en partant de la baie d'Espalmador à 8 heures et en abordant la côte Ouest d'Ibiza pour arriver à 14h30 à San Antonio de Abad où nous passons la nuit. Le jour suivant un petit saut pour mouiller  à Portinax.

17 juillet 2005 traversée vers Majorque. Départ de Portinatx à 9 heures sous grand-voile et génois avec une heures ou deux de moteur pour arriver à Andraitx à 19h30 qui sera notre tremplin pour revenir sur le continent. Nous y avons été bien accueilli mais c'était bondé, nous y avons cependant trouvé amarrage pour Magalin … entre deux mastodontes!


 

 

 

 

 

 

 

18 juillet 2005, traversée pour le continent. Départ d'Antraitx à 10 heures afin de rejoindre le continent, Météo France et Météo Consult sont contradictoires, les premiers annoncent du NW 4 et les seconds du NW6 avec rafales à 7. Nous décidons néanmoins de partir avec comme objectif Barcelone en se disant que si cela est trop dur nous laissons courir quitte à nous retrouver à Valence! Durant toute la traversée cela a été la valse hésitation avec des vents variant en force et en direction, nous avons changé d'avis un grand nombre de fois tantôt pointant vers Barcelone et une heure après vers Palamos, prise de ris et renvoi de toile nous avons eu de quoi nous occuper la nuit, finalement Magalin a atterri au port Olympique de Barcelonne le 19 juillet à 11h30.
Ensuite c'est le retour tranquille en quatre étapes, Arenys del Mar, Palamos, La Escala et Port Barcarès où nous arrivons le 23 juillet à 18h15 après un parcours  plus de 800 Mn avec une seule envie … celle de repartir.

Cliquer ici pour voir l'album

Croisière en rade de MASSILIA (2006)(N 43°17'45" et E 05°21'31")

 

Tout a commencé par une émission télé sur Marseille il y a quelques mois (Des racines et des ailes ). Les images d'une totale beauté nous faisaient découvrir la rade de Marseille, une des plus belles du Monde, les calanques et leur histoire préhistorique et surtout cette couleur, ce métissage ces 2600 ans d'histoire..... Nous irons naviguer là bas ! c'est décidé.

Il ne restait plus qu'à trouver ..... un radeau de survie afin de pouvoir relier Port Camargue, notre base de départ et Port Gardian puis Carro. Heureusement, la grande famille des Sangriamis compte un certain Michel.... qui est d'accord pour me prêter son fameux radeau. Nous avons largué les amarres le lundi 7 août de Port Camargue avec un vent d'ouest qui nous accompagnera toute la semaine avec des pointes à 30 noeuds. Première escale à Port Gardian, calme, propre mais cher. Le soir nous assistons à un taureau piscine dans les arènes des Saintes Marie. Sympa et folklorique. Le mardi, départ pour Carro. Après avoir apprécié les belles plages de la Camargue nous traversons le golfe de Fos avec ses usines, ses fumées et ses gros navires. Éole s'énerve un peu et c'est avec 1 ris et un foc que nous arrivons à Carro, petit port de pêcheur un peu tristounet. Mercredi matin nous faisons route pour Marseille, le sondeur annonce rapidement 50 m, la mer et la cote changent complètement. Quel plaisir que de longer ces falaises qui viennent plonger dans une mer maintenant un peu abritée des vents d'ouest. Que du bonheur ! Au loin on devine le Frioul et Marseille. Le rêve devient progressivement réalité !

Petite escale dans la calanque de Ensues La Redonne et ses eaux limpides et colorées. J'en profite pour plonger sous le voilier afin de vérifier la coque. Brr ! L'eau est à 19°. Nous repartons. Plus de ris mais toujours le foc, nous sommes deux à bord et les rafales de 20/25 noeuds sont fréquentes. L'arrivée à Marseille est grandiose. Un ferry qui croise notre route, presque devant l'entrée du vieux port génère une série de vagues qui ne nous facilitent pas la tache pour affaler le foc. Mais Nathalie s'en sort bien. Je lance le 8cv hors bord Honda et nous passons entre les deux forts (Construit au XVIIème siècle par le chevalier de Clerville sur ordre de Louis XIV, le fort Saint-Nicolas, tout comme le fort Saint-Jean situé en face, avait pour premier objectif de calmer les marseillais qui bafouaient l'autorité royale). Le vent et la houle rentrent dans le port. Par VHF je demande une place et nous amarrons Vagabond sur tribord juste après l'entrée à la capitainerie. Nous allons passer deux jours ici. Pour 10 euros par jour. Avec Marseille pour cadre et la Bonne Mère pour veiller sur nous ! Inoubliable. Autours du Vieux Port il y a tant de choses à voir. Et même se poser à une terrasse de café et simplement regarder les gens, les minots comme les cagoles (le terme viendrait des filles qui travaillaient dans les fabriques de dattes à Marseille et que l'on appelait Cagoulo par mimétisme avec le nom donné au long tablier des trieuses de dattes).... puis épuisés (escagassés comme on dit à Marseille) revenir sur le Sangria. Tranquille ! http://www.marseillenet.com/

Vendredi, nous décidons de partir pour le Frioul. 3 M seulement mais au prés et avec des ferry qui passent entre le Château d'If et le Frioul. Nos yeux sont en permanence sollicités par tant de mouvement et de contraste. Bon accueil au Frioul, toujours 10 euros par nuit, et surtout quel dépaysement par rapport à Marseille. Si on ne regarde pas vers le large, on pourrait se croire vraiment dans un autre pays, en Grèce ou en Sardaigne, je ne sais pas. Mais pas si prêt d'une grande ville Française. L'île est blanche, avec une végétation ne dépassant pas 50 cm de haut. Les magasins sont rares et peu achalandés. Peu de gros cata ou de gros voiliers de location. Une ambiance plaisance humble et solidaire. Au sommet de la colline, un solitaire joue de l'accordéon. Image poétique. Mes compagnons de ponton engagent de suite la conversation. N'oubliez pas Le Frioul ! Ni de faire le tour de l'île à pied.

Samedi nous partons pour Carry le Rouet. Nous contournons l'île par le SO avec un vent ouest de 20 à 30 noeuds. Un ris et le foc. Ça gîte ! Une houle (le vent souffle d'ouest depuis 1 semaine) génère des vagues de 2 mètres à certains endroits de l'île. Un peu de stress en constatant que nous dérivons un peu vers la cote déchirée du Frioul. L'arrivée à Carry se fait dans le calme, nous sommes protégés par la hauteur de la Cote Bleue. Carry est une petite ville charmante juste défigurée par cet immeuble fruit du délire d'architectes des années 70. Mais quel bel amer ! Restaurant le soir, Vagabond a l'air heureux ! Dimanche c'est le retour vers Port Camargue et 50 M à faire au prés. Douze heures pour découvrir à nouveau les trés belles plages de Camargue, en longeant de très (trop) prêt la cote. Le sondeur s'affole parfois avec 3 m d'eau sous nos pieds. 15 noeuds de vent puis on abat un peu après Port Gardian. Port Camargue nous accueille avec comme souvent une petite pétole molle (comme on dit à Marseille). On rend le bib à Michel qui bien sur nous attend comme prévue avec sa légendaire bonne humeur, et retour à la maison avec pleins de souvenirs et quelques photos.

Absolument aucun soucis avec Vagabond, notre Sangria NV GTE de 1980. Comportement toujours sain, même dans les risées non anticipées. Seul regret, ne pas avoir envoyé le spi.

Nous n'avons pas eu le temps ni la météo pour aller jusqu'à Cassis. Mais ce n'est que partie remise ! A lire les articles dans Voiles et Voiliers et leur tour de France. Bel article sur les calanques.

Bon vent à tous

Philippe MAZELLIER

Vagabond II

Sangria NV GTE de 1980